Y a-t-il une surprescription des statines à des fins de prévention des risques cardiovasculaires ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les résultats d’une nouvelle étude ont incité ses auteurs à suggérer que les statines font l’objet d’une surprescription à des fins de prévention des risques cardiovasculaires. Même si les recommandations préconisent souvent les statines pour la prévention primaire des maladies cardiovasculaires (MCV) en cas de risque à 10 ans dépassant 7,5 à 10 %, les auteurs suggèrent que le nombre de personnes recevant la recommandation de prendre des statines pourrait être réduit de façon significative. 

Des chercheurs en Suisse ont réalisé une étude de modélisation quantitative du rapport bénéfice/risque sur l’utilisation des statines pour la prévention primaire des MCV chez des individus âgés de 40 à 75 ans, sans antécédents d’événements de MCV. 

Ils ont découvert que les statines sont susceptibles d’apporter des bénéfices nets à des seuils de risque plus élevés que ceux auxquels la plupart des recommandations se réfèrent. Les plus jeunes hommes obtenaient un bénéfice net à un risque de MCV à 10 ans inférieur, par rapport aux hommes plus âgés (14 % pour les hommes âgés de 40 à 44 ans, contre 21 % pour ceux âgés de 70 à 75 ans). Chez les femmes, le risque requis pour obtenir un bénéfice net était plus élevé (17 % pour les femmes âgées de 40 à 44 ans, contre 22 % pour celles âgées de 70 à 75 ans). 

Parmi les quatre préparations de statines examinées, l’atorvastatine et la rosuvastatine présentaient un rapport bénéfice/risque significativement meilleur que celui de la simvastatine et de la pravastatine. 

Les résultats ont été publiés dans la revue Annals of Internal Medicine