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WPATC : Que nous a appris la littérature récente en termes de prise en charge pharmacologique de la schizophrénie ?

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
Les antipsychotiques ne sont pas morts, loin de là, si l'on en croit le Pr Henry Nasrallah (St Louis, USA), notamment sous leur forme injectable qui permet un taux de rechute significativement moindre à un an après un premier épisode psychotique (5% versus 33%), probablement parce qu'ils préviennent mieux la perte neuronale. On ne sait cependant pas encore s'ils modifient le cours de la maladie, même si des études prometteuses le suggèrent pour l'aripiprazole, le brexpiprazole et la cariprazine.

Par ailleurs, les effets secondaires des antipsychotiques sont souvent stigmatisés. Deux nouvelles molécules, la valbenazine et la tetrabenazine, toutes deux récemment approuvées par la FDA, sont efficaces pour traiter les dyskinésies tardives.

Enfin, de nouvelles pistes thérapeutiques sont actuellement testées avec un certain succès : les agonistes inverses sélectifs des récepteurs de la 5HT-2A et notamment la pimavansérine, les hormones (estrogènes et ocytocine dont on connaît le rôle majeur dans le risque de rechute psychotique du postpartum), la minocycline et les acides gras omega-3 pour leurs effets inhibiteurs de la neuro-inflammation, la N-acétylcystéine qui augmente le glutathion et agit contre le stress oxydatif, les agonistes du glutamate et de la NMDA (d-sérine et nitroprussiate de sodium) et les agents protecteurs de la neurodégénérescence : érythropoïétine, mélatonine, leptine et lithium. Tous ces nouveaux agents (lithium excepté) sont utilisés en complément aux antipsychotiques.

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