WPA : Transgenralité : savoir de quoi l’on parle

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
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La 11ème édition de la Classification Internationale de l'OMS sur les maladies et problèmes de santé (ICD11) a rebaptisé « les troubles de l'identité de genre » sous le vocable de « incongruence de genre » et a changé cette « pathologie » de chapitre en la plaçant dans celui des conditions liées à la santé sexuelle. Encore faut-il l'adapter au quotidien, ce qu'une étude internationale menée par Rebeca Robles-Garcia (Mexico) a tenté à travers une évaluation effectuée auprès de personnes transgenres d'Afrique, d'Arabie, d'Europe et d'Amérique Latine sur divers aspects :

- la détresse et le dysfonctionnement sont-ils plutôt liés au rejet social qu'à l'incongruence de genre ? - la mise en route d'un traitement permettant le changement de sexe (hormones, chirurgie, …) est elle plus dépendante de variables liées à l'incongruence ou à la détresse et un handicap marqués ?
- quelles sont la sensibilité et la spécificité des deux modes diagnostiques pour déterminer la présence d'une incongruence de genre, critères demandant la présence d'une détresse et/ou d'un handicap (DSM-5) ou non (ICD11) ?

Au total, 629 adultes transgenres (dont 72 dans notre pays) ont complété un questionnaire rétrospectif sur leurs expériences en matière d'incongruence de genre, questionnaire reprenant notamment leur désir de changer de genre, leur inconfort physique, la modification de leurs caractéristiques sociales liées au genre et leur souhait d'être traités comme une personne de l'autre genre. Par ailleurs, la détresse, le dysfonctionnement, la violence et le rejet social, ainsi que leur historique médical ou chirurgical de modification d'aspect, ont également été analysés.

La famille en première ligne


détresse et/ou de dysfonction

La décision et la formalisation du changement de genre doit donc rester individuelle dans le plus parfait respect des Droits de l'Homme et conduire à une réponse scientifique adaptée à chaque cas