WPA : Des anti-inflammmatoires pour traiter la dépression ?

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
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De multiples articles de revue ont souligné le fait que les troubles de l'humeur sont associés à une augmentation du taux des marqueurs pro-inflammatoires suggérant l'intérêt possible des anti-inflammatoires dans ces pathologies.
Afin d'approfondir cette question, Ishrat Husain (Toronto) a fait une revue de la littérature. Il ressort de sa méta-analyse que les patients sous anti-inflammatoires ont moins de symptômes dépressifs après le traitement que ceux qui reçoivent un placebo avec une différence moyenne des scores de -0,71 dans 6 essais contrôlés et randomisés (n = 214 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] de -1,24 à -0,17 ; p = 0,009). Il en était de même pour la réduction des symptômes maniaques avec une différence moyenne des scores de -0,72 dans 3 essais contrôlés et randomisés (n = 96 ; IC95 de -1,31 à -0,13 ; p = 0,02) (1). Mais les études retenues étaient de faible taille ou de courte durée et conduites dans de multiples affections.

Souhaitant dès lors traduire au quotidien ces constatations de manière prospective, les auteurs ont effectué une étude pilote randomisée contrôlée dans laquelle 21 personnes avec dépression majeure ont reçu de la minocycline et ont été comparées à 20 personnes sous placebo. Avec succès, puisque le score HAMD (Hamilton depression rating scale) a été réduit de manière significative sous minocycline (p Clinical Global Impression) était amélioré significativement aussi (p