WhatsApp contre la désertification médicale ?


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

WhatsApp est une application de messagerie téléphonique qui permet d’avoir des conversations à deux ou à plusieurs interlocuteurs et d’échanger des textes, des images, des vidéos et des enregistrements sonores.  Cette étude a évalué la sollicitation par un service d’urgences hospitalières de l’avis d’un pneumo-phtisiologue situé à plus de 440 km, via l’application de messagerie WhatsApp. Les résultats montrent que cet outil simple, rapide et gratuit a permis de gérer des diagnostics à distance et une prise en charge adaptée sans déplacer le patient dans plus des trois quarts des situations évaluées.

Pourquoi cette étude a-t-elle été menée ?

L’arrivée de la télémédecine est une réponse aux problématiques de démographie médicale sur l’ensemble du territoire. Comme toute nouvelle pratique, l’utilisation de nouvelles technologies ou de nouvelles applications nécessite des études d’évaluation afin de les améliorer ou d'élargir leur champs d'application.

Méthodologie

Un appel téléphonique par le médecin urgentiste précédait l’envoi des données par WhatsApp afin d’optimiser la qualité des renseignements cliniques fournis. Chaque demande classée soit en « aide diagnostique », soit en« aide thérapeutique » étaitconsidérée en évaluant l’information médicale et iconographique. Les délais de réponse, les spécialités de recours et le devenir des patients étaient recueillis.

Principaux résultats

Au total, entre janvier et août 2017, 22 avis de pneumophtisiologie ont été demandés via WhatsApp (14 demandes diagnostiques et 6 demandes de conseils thérapeutiques). Les avis sollicités concernaient majoritairement la phtisiologie (36% des cas), l’infectiologie (32% des cas), l’allergologie (23%) et la cancérologie (9%).

Dans 100% des cas, une réponse a été obtenue dans la journée. Ainsi, un diagnostic à distance et une prise en charge thérapeutique sur place ont été réalisés pour 77% des cas (n=17), et un transfert de patient a été organisé pour 23% des individus (n=5).

Principales limitations

Étude de petite envergure qui mériterait d’être menée à une plus grande échelle et dans plusieurs spécialités .