WCLC 2018 — CPPC-SE : l'atézolizumab en première ligne fait mouche dans l'étude IMpower133


  • Brian Hoyle
  • Univadis
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À retenir

  • L'étude IMpower133 est la première étude depuis des décennies à démontrer une amélioration cliniquement significative de la SG en cas de CPPC de stade étendu (SE) en comparaison de la norme de soin.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le traitement du CPPC-SE a peu progressé depuis 2 décennies.
  • La norme de soin actuelle comprend typiquement du platine (carboplatine ou cisplatine) plus de l'étoposide.
  • Les résultats sont mauvais, avec une SG médiane d'environ 10 mois.
  • L'immunothérapie présente un certain potentiel dans le traitement du CPPC réfractaire ou métastatique.
  • Une certaine synergie pourrait s'établir entre l'immunothérapie ciblant le ligand de mort cellulaire programmée de type 1 (PD-L1) et la chimiothérapie.
  • L'atézolizumab est un anticorps monoclonal anti-PD-L1 humanisé.

Méthodologie

  • L'étude IMpower133 (NCT02763579) évaluait l'efficacité et la sécurité de l'atézolizumab en première ligne, ou du placebo, associé au carboplatine et à l'étoposide, dans le cadre du CPPC-SE.
  • 403 patients atteints de CPPC-SE, présentant un score ECOG PS de 0 ou 1, sans traitement systémique antérieur contre le CPPC-SE.
  • Les patients avec métastases asymptomatiques traitées, dans le cerveau, étaient éligibles.
  • Les patients étaient stratifiés en fonction du sexe (masculin vs féminin), du score selon l'échelle Eastern Cooperative Oncology Group Performance Status (0 vs 1) et des métastases dans le cerveau (présence ou absence).
  • Les patients ont été assignés aléatoirement selon le rapport 1:1 dans le groupe atézolizumab (1200 mg par voie intraveineuse le jour 1)+carboplatine et étoposide (n=201) ou dans le groupe placebo+carboplatine et étoposide (n=202).
  • Entretien avec de l'atézolizumab ou un placebo.
  • Traitement poursuivi jusqu'à la progression de la maladie ou perte de l'effet clinique.
  • Critères co-primaires d'évaluation : SG et SSP évaluée par l'investigateur.
  • Critères d'évaluation secondaire : taux de réponse objective, durée de la réponse, sécurité.

Principaux résultats

  • Deux groupes équilibrés au début du traitement.
  • SG à 12 mois : 51,7 % dans le groupe atézolizumab, 38,2 % dans le groupe placebo.
  • SG médiane : 12,3 mois (IC de 95 %, 10,8-15,9 mois) dans le groupe atézolizumab, 10,3 mois (IC de 95 %, 9,3-11,3 mois) dans le groupe placebo (HR, 0,70 ; IC de 95 %, 0,54-0,91 ; P=0,0069).
  • SSP à 12 mois : 12,6 % dans le groupe atézolizumab, 5,4 % dans le groupe placebo.
  • SSP médiane : 5,2 mois (IC de 95 %, 4,4-5,6 mois) dans le groupe atézolizumab, 4,3 mois (IC de 95 %, 4,2-4,5 mois) dans le groupe placebo (HR, 0,77 ; IC de 95 %, 0,62-0,96 ; P=0,017).
  • Durée médiane de la réponse : 4,2 mois (IC de 95 %, 1,4-19,5 mois) dans le groupe atézolizumab, 3,9 mois (IC de 95 %, 2,0-16,1 mois) dans le groupe placebo (HR, 0,70 ; IC de 95 %, 0,53-0,92).
  • Les taux d'événements indésirables hématologiques étaient similaires entre les groupes d'étude.
  • Un nombre plus important d'abandons liés aux événements indésirables a été constaté dans le groupe atézolizumab (10,6 % vs 2,6 %), essentiellement en raison d'éruptions cutanées.

Commentaire d'expert

  • « L'étude IMpower133 est la première étude en >20 ans à montrer une amélioration cliniquement significative de la SG par rapport à la norme de soin actuelle dans le cadre du traitement de première ligne du CPPC-SE. Les données suggèrent que l'association atézolizumab plus carboplatine et étoposide constitue une nouvelle norme de soin pour le traitement de première ligne du CPPC-SE, » déclare le conférencier Steven V. Liu, MD, Georgetown University, Washington, DC.