WCLC 2018 — CPNPC ALK+ : le brigatinib marque des points dans l'étude de phase 3 ALTA-1L


  • Brian Hoyle
  • Univadis
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À retenir

  • Lors de la première analyse intermédiaire prévue de l'étude de phase 3 ALTA-1L, l'inhibiteur de la kinase du lymphome anaplasique (ALK), le brigatinib, s'est avéré supérieur au crizotinib chez les patients atteints de CPNPC ALK+.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le CPNPC ALK+ survient le plus fréquemment chez les individus âgés de
  • Les inhibiteurs de l'ALK peuvent bloquer la croissance et la dissémination des cellules cancéreuses.
  • L'étude de phase 3 PROFILE 1014 (NCT01154140) a prouvé l'efficacité du crizotinib en comparaison de la chimiothérapie chez des patients CPNPC ALK+, mais une certaine résistance a été observée.
  • Le brigatinib est un inhibiteur du système ALK/ROS1 de nouvelle génération, ainsi qu'un inhibiteur du facteur de croissance épidermique offrant une SSP prometteuse comme rapporté pour le CPNPC ALK+ dans le cadre de 2 petites études.
  • Le brigatinib peut également retarder les métastases vers le cerveau.  

Méthodologie

  • Étude randomisée ouverte de phase 3 ALTA-1L (NCT02737501) évaluant 275 patients atteints de CPNPC ALK+ avancé de stade III/IV, naïfs de traitement par inhibiteur d'ALK.
  • Les patients ont reçu du brigatinib 180 mg une fois par jour, après une période préparatoire de 7 jours à 90 mg (n=137) ou du crizotinib (250 mg deux fois par jour, n=138).
  • La stratification comprenait les métastases dans le cerveau au début du traitement (présence ou absence) et une chimiothérapie antérieure pour une maladie localement avancée ou métastatique (présence ou absence).
  • Critère d'évaluation primaire : survie sans progression.
  • Critères d'évaluation secondaire : taux de réponse objective confirmée, taux de réponse objective intracrânienne confirmée, SSP intracrânienne, SG, sécurité et tolérance.
  • Évaluation de la maladie toutes les 8 semaines, incluant une IRM du cerveau.
  • Financement : Ariad Pharmaceuticals.

Principaux résultats

  • Critère d'évaluation primaire satisfait : la SSP médiane évaluée par l'investigateur n'était pas encore atteinte dans le groupe brigatinib en comparaison des 9,2 mois (IC de 95 %, 7,4-12,9 mois) dans le groupe crizotinib (HR, 0,45 ; IC de 95 %, 0,30-0,68 ; test logarithmique par rang P=0,0001).
  • La supériorité du brigatinib vs crizotinib est évidente chez les patients traités antérieurement par chimiothérapie (HR, 0,35 ; IC de 95 %, 0,14-0,85 ; test logarithmique par rang P=0,0207) et chez ceux qui n'ont pas été traités par chimiothérapie (HR, 0,55 ; IC de 95 % 0,34-0,88 ; test logarithmique par rang P=0,0095).
  • L'analyse des sous-groupes a indiqué que le résultat pouvait être meilleur chez les patients atteints d'une maladie du système nerveux central (SNC) au début du traitement : la prévalence de la progression de la maladie était de 59 % sous crizotinib vs 20 % sous brigatinib (40 % vs 29 % chez les patients sans maladie du SNC au début du traitement).
  • Le brigatinib est supérieur au crizotanib concernant la SSP intracrânienne chez les patients présentant des métastases dans le cerveau au début du traitement (HR, 0,27 ; IC de 95 %, 0,13-0,54, P
  • Le brigatinib est bien toléré ; les réductions de doses étaient essentiellement dictées par le protocole en raison d'anomalies de laboratoire

Commentaire d'expert

  • « Au cours de la première analyse intermédiaire prévue, le brigatinib a démontré une SSP supérieure à celle du crizotinib. Le brigatinib représente une nouvelle option prometteuse de traitement de première ligne du CPNPC ALK+, » indique le conférencier D. Ross Camidge, MD, PhD, University of Colorado Cancer Center, Aurora.