Vos patients vous divulguent-ils les médecines complémentaires qu’ils utilisent ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Une personne utilisant des médecines complémentaires (MC) sur trois ne révèle pas à son prestataire médical qu’elle a recours aux MC, selon une nouvelle recherche publiée dans la revue Scientific Reports. 

Des chercheurs en Australie ont examiné les données de 86 études ayant rapporté les taux de divulgation et/ou les raisons de la divulgation ou non de l’usage de MC aux prestataires médicaux. Ils ont sélectionné 14 études afin d’effectuer des méta-analyses visant à évaluer les taux de divulgation et les raisons de la divulgation de l’usage de MC aux prestataires médicaux.

Les taux globaux de divulgation ont varié de 7 à 80 %, les méta-analyses ayant montré un taux de divulgation de 33 % pour les MC à fondement biologique. 

Les patients n’ont pas divulgué leur usage de MC pour un certain nombre de raisons, notamment le fait que les prestataires médicaux ne leur avaient pas posé la question, la peur de la désapprobation du prestataire, le fait de penser que cette information n’était pas importante, la conviction que les prestataires avaient une méconnaissance des MC, le manque de temps et la conviction que les MC sont sûres. Parmi les raisons ayant poussé les patients à divulguer leur usage des MC figuraient notamment la conviction que les prestataires encourageraient leur usage, qu’il était important de divulguer cette information d’un point de vue de sécurité d’emploi et que les prestataires donneraient des conseils au sujet des MC. 

« Engager des conversations avec les patients au sujet des MC et donner des consultations caractérisées par une communication collaborative et centrée sur la personne pourraient contribuer à l’amélioration des taux de divulgation et à l’atténuation des risques directs et indirects potentiels de l’usage concomitant non coordonné des MC et des soins médicaux conventionnels », ont affirmé les auteurs.