VIH et SIDA : un peu d’histoire


  • Daniela Ovadia — Agenzia Zoe
  • Actualités Médicales
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Messages principaux

  • Au niveau mondial, le nombre de nouveaux cas d’infection à VIH et le nombre de décès de maladies liées au SIDA diminuent, mais la tendance à la baisse n’est pas uniforme : la plus forte charge de morbidité est observée en Afrique.
  • Les rapports hétérosexuels restent la principale voie de transmission du VIH.
  • Le diagnostic et le traitement antirétroviral (TAR) précoces améliorent radicalement le pronostic des patients ayant une infection à VIH, leur offrant une espérance de vie proche de la normale.

Identifiés pour la première fois en 1981, le syndrome d'immunodéficience humaine acquise (SIDA) et son agent étiologique, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ont donné lieu à une grande quantité de recherches au cours des trois dernières décennies. Ces recherches ont déjà fourni une grande quantité d’informations sur l’évolution naturelle de l’infection et permis la mise au point d’un traitement antirétroviral (TAR) efficace, capable de contrôler – mais pas de guérir – la maladie.

Les estimations épidémiologiques montrent qu’en 2016, plus de la moitié (53 %) des 36,7 millions de personnes vivant avec le VIH se trouvaient en Afrique de l’Est et en Afrique australe. La bonne nouvelle concernant le VIH/SIDA est la diminution du nombre de nouveaux cas. La baisse estimée correspondait à 11 % entre 2010 et 2016, et a également entraîné une forte réduction du nombre de décès de maladies liées au SIDA : 1 million de décès en 2016 contre 1,9 million en 2005, soit une réduction globale de 48 % en 11 ans.

Les tendances à la baisse peuvent s’expliquer par différents facteurs, notamment l’augmentation des tests de dépistage du VIH, l’adoption accrue du TAR et la disponibilité d’une prophylaxie pré-exposition. Contrairement aux idées reçues, la principale voie de transmission du VIH reste les rapports hétérosexuels. En outre, 9 % des nouvelles infections à VIH annuelles concernent des enfants, infectés in utero, à la naissance ou par l’allaitement. Les tests moléculaires et génétiques permettent un diagnostic précoce, mais le nombre de cas diagnostiqués à un stade tardif reste élevé, en particulier chez les hétérosexuels, ce qui augmente le risque de mortalité à court terme et de transmission.

Environ la moitié des personnes infectées présentent une primo-infection à VIH ou un syndrome de séroconversion symptomatiques en raison de niveaux élevés de VIH-1 circulant, et la réponse immunitaire aiguë commence 2 ou 4 semaines après l’exposition et peut ressembler à une grippe, une mononucléose infectieuse ou une méningite aseptique. Après la séroconversion, la numération des CD4 tend à augmenter, mais à un niveau généralement inférieur à la normale. La charge virale se stabilise à un point déterminé en 6 semaines environ. Sans traitement, la numération des CD4 finit par diminuer. À une numération de 350 cellules/µl, le patient devient de plus en plus vulnérable aux agents pathogènes. À mesure que la numération des CD4 continue de diminuer (µl), le patient peut contracter des infections opportunistes ou développer des tumeurs malignes liées au VIH. Lorsque la numération des CD4 atteint µl, les patients présentent un risque d’infections disséminées et systémiques.

Du point de vue thérapeutique, les cinq classes de médicaments antirétroviraux ont considérablement amélioré le pronostic des personnes vivant avec le VIH, leur donnant une espérance de vie semblable à celle du reste de la population. Quel est le nouvel enjeu dans ce domaine ? L’optimisation de la prise en charge des événements indésirables liés au TAR dans une population de patients vieillissante est l’un des enjeux.