VHC : l’intégration des AAD au TAO et au TAD entraîne d’excellents résultats dans une étude suisse

  • Scherz N & al.
  • Int J Drug Policy
  • 24 oct. 2018

  • Par Yael Waknine
  • Univadis Clinical Summaries
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À retenir

  • L’intégration des antiviraux à action directe (AAD) au traitement agoniste opioïde (TAO) ou au traitement assisté par diacétylmorphine (TAD) entraîne d’excellents taux de clairance du VHC.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une étude en situation réelle montre des taux de clairance élevés malgré une forte prévalence de comorbidités psychiatriques, une utilisation continue de drogues injectables (UDI) et l’abus d’alcool.
  • De nombreux programmes de lutte contre les troubles liés à une substance n’intègrent toujours pas de soins contre le VHC.

Protocole de l’étude

  • Analyse rétrospective de 64 patients (âge moyen de 48 ± 8 ans ; 80 % d’hommes) traités par AAD entre 2014 et 2017 dans des centres de soins ambulatoires d’addictologie reposant sur des soins en médecine générale à bas seuil, à Zurich.
  • La plupart étaient infectés par le génotype 1 (50 % ; 1a, 33 %) ou 3 (34 %) ; 56 % présentaient une cirrhose (Child-Pugh A, 32/34).
  • Critère d’évaluation principal : réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 42 patients (66 %) ont reçu un TAO et 22 (34 %), un TAD.
  • 41 % ont signalé un abus d’alcool et 9 ont rapporté un UDI pendant le traitement par AAD, de la cocaïne dans la plupart des cas ; 78 % avaient des comorbidités psychiatriques.
  • Le soutien thérapeutique a pris la forme d’une observation directe du traitement, d’une aide à l’observance ou de boîtes contenant la quantité de médicaments pour 28 jours de traitement.
  • Taux d’achèvement du traitement de 100 %.
  • Taux de RVS12 de 92,2 %.
  • Sur les 5 patients n’ayant pas obtenu de RVS12, 2 ont subi un échappement virologique et 3 avaient obtenu une réponse à la fin du traitement, mais ont été perdus de vue au suivi.
  • Après exclusion de ces 3 patients, le taux de RVS12 était de 96,7 %.

Limites

  • Échantillon de petite taille.
  • Utilisation de drogues/d’alcool signalée par le patient.
  • Conception rétrospective.