VHC : existe-t-il un lien entre le traitement par AAD et le carcinome hépatocellulaire ?

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L’inquiétude est grandissante en ce qui concerne le développement de carcinomes hépatocellulaires (CHC) chez les patients infectés par le virus de l’hépatite C (VHC) traités par antiviraux à action directe (AAD). Afin d’identifier les patients à risque de développer un CHC, nous avons évalué les taux sériques de médiateurs immunitaires avant, pendant et après le traitement par AAD de l’infection par le VHC. Notre étude incluait 13 patients ayant développé un CHC dans les 18 mois suivant le traitement (3 présentant une récidive du CHC et 10 présentant un nouveau CHC) et 10 patients n’ayant pas développé de CHC (témoins), au cours d’au moins 24 mois de traitement (médiane, 26 mois). Nous avons identifié un ensemble de 12 médiateurs immunitaires (cytokines, facteurs de croissance et marqueurs d’apoptose) dont les taux sériques étaient significativement plus élevés avant le traitement par AAD chez des patients ayant à terme développé un CHC de novo, comparativement aux témoins. Un panel de neuf cytokines, mesurées dans le sérum avant le traitement (MIG, IL22, TRAIL, APRIL, VEGF, IL3, TWEAK, SCF, IL21), a permis d’identifier les patients ayant développé un CHC de novo avec une valeur de l’aire sous la courbe de la fonction d’efficacité du récepteur supérieure à 0,8. Des analyses ultérieures des changements dans les taux de cytokines inflammatoires durant le traitement par AAD ont également fourni d’importantes informations sur la carcinogenèse induite par le VHC et les effets des AAD.