VHC : des taux de guérison avec les AAD aussi élevés chez les non-spécialistes

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À retenir

  • La plupart des patients recevant un traitement antiviral à action directe (AAD) contre le VHC obtiennent une guérison, que le traitement soit administré par un non-spécialiste ou par un expert en hépatologie/maladies infectieuses.
  • Le transfert des tâches aux médecins généralistes (MG) et aux infirmiers praticiens (IP) peut augmenter l’accès au traitement.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les cas compliqués (cirrhose décompensée, échec antérieur des AAD) doivent quand même être pris en charge par des spécialistes expérimentés.

Conception de l’étude

  • Étude ASCEND de phase IV, multicentrique et prospective, menée aux États-Unis auprès de 600 patients (âge moyen : 58,7 ans) affectés pour recevoir un traitement par lédipasvir/sofosbuvir (LDV/SOF ; 12 semaines , 90 %) prescrit par un des cinq IP (n = 150), cinq MG (n = 160) ou six spécialistes (n = 290).
  • Les prestataires effectuaient une séance de formation basée sur les directives d’une durée de trois heures.
  • Le critère d’évaluation principal était le taux de réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12).
  • Financement : NIH ; Gilead.

Principaux résultats

  • Population de l’étude : 96 % de personnes noires ; 69 % d’hommes ; 72 % de personnes porteuses du VHC-1a ; 82 % de personnes naïves de tout traitement ; 23 % de personnes co-infectées par le VIH et 20 % de personnes cirrhotiques.
  • Le taux global de RVS12 était de 86,0 % (89,3 % avec les IP, 86,9 % avec les MG et 83,8 % avec les spécialistes).
  • Parmi les patients co-infectés par le VIH, les taux de RVS12 avec les IP, les MG et les spécialistes étaient de 82,6 %, 86,7 % et 85,5 %, respectivement ; les taux correspondants chez les patients cirrhotiques étaient de 86,2 %, 89,6 % et 79,4 %, respectivement.
  • Le respect des visites était inférieur chez les spécialistes, comparativement aux IP ou aux MG (55,9 % contre 73,6 % et 63,1 %).

Limites

  • Conception de l’étude en ouvert et non randomisée.
  • 71 patients ont interrompu l’étude de manière prématurée.