Vélo : une activité physique à exercer avec précautions


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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En France, le vélo représente environ 3% des déplacements, avec de fortes disparités selon les agglomérations (moins de 1% à Saint-Étienne, 7,5% à la Rochelle). En 2015, environ 2% des actifs ayant un emploi l’utilisaient pour aller travailler. Mais cette part modeste est appelée à augmenter : il s’agit d’un moyen de transport économique, non polluant, en accord avec les préconisations d’exercice physique et encouragé par les collectivités locales (pistes cyclables, véloroutes, voies vertes).

Il n’est cependant pas sans risque : chaque année, il est impliqué dans 160 décès (environ 2% des accidents de la circulation). Dans un souci de prévention, Santé Publique France a fait réaliser une synthèse bibliographique des publications scientifiques sur ce sujet, en France et dans les pays de niveau économique comparable, depuis 1990.

Les principaux facteurs de risque sont :

  • La pratique du vélo en zone urbaine dense ;

  • Des pistes cyclables ayant un marquage au sol complexe ;

  • Des ronds-points et carrefours ;

  • Un éclairage insuffisant des voies de circulation.

  • Le mauvais entretien du vélo, l’absence d’éclairage ;

  • L’âge : adultes jeunes et personnes de plus de 65 ans ont plus d’accidents que les autres ;

  • Une utilisation quotidienne, notamment pour les trajets domicile-travail ;

  • La consommation d’alcool (du cycliste ou du chauffeur de véhicule motorisé) ;

  • La prise de risque en conduisant.

Le gabarit des autres véhicules impliqués est un facteur de sévérité important dans les conséquence des accidents (qui se produisent le plus souvent avec des véhicules motorisés), tandis que l’absence de port du casque augmente de manière significative la sévérité d’un traumatisme crânien en cas d’accident. En matière de prévention, les programmes d’éducation et de formation sont efficaces, notamment chez les plus jeunes. L’âge optimal pour apprendre à monter à vélo est 7 ans. Les pistes cyclables diminueraient le risque de collision, à condition que leurs marquages et que leurs intersections avec d’autres voies ne soient pas trop complexes.