Vaccination et pathologies rhumatismales inflammatoires (1/2) : les 6 principes généraux de l'EULAR

  • Furer V & al.
  • Ann Rheum Dis
  • 14 août 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

L’EULAR (European League Against Rheumatism) a publié une actualisation de ses recommandations concernant le recours à la vaccination pour les patients adultes présentant une pathologie rhumatismale inflammatoire chronique d’origine auto-immune. En effet, ce traitement est important dans cette population qui reste majoritairement sous-traitée, notamment par méconnaissance de l’attitude à adopter dans ce contexte clinique.

Les six principes généraux

Trois nouveaux principes généraux ont été émis par rapport à 2011, les autres ayant été reformulés sur la base des connaissances et données disponibles :

  1. Le statut vaccinal et les indications relatives à la poursuite de la vaccination doivent être évalués chaque année par l’équipe de rhumatologie : dans cette nouvelle formulation, le professionnel de santé en charge de l’évaluation est précisé, contrairement à celle de 2011.

  2. Le programme de vaccination individualisé doit être expliqué au patient par l'équipe de rhumatologie, et doit faire l’objet d’une base de prise de décision partagée, et mis en œuvre conjointement par le médecin de premier recours, l'équipe de rhumatologie et le patient : il s’agit d’un nouveau principe général important qui insiste sur l’importance de la communication et du travail pluriprofessionnel.

  3. La vaccination devrait être administrée de préférence durant les périodes non actives de la maladie : ce principe était déjà formulé en 2011.

  4. Les vaccins doivent être administrés de préférence avant un traitement immunosuppresseur planifié : déjà existant dans la précédente version des recommandations, cette nouvelle formulation inclut les traitements de fonds (DMARD) biologiques, et les traitements synthétiques conventionnels ou ciblés.

  5. Les vaccins non vivants peuvent être administrés durant un traitement par glucocorticoïdes ou par DMARD : auparavant classée parmi les recommandations, cette assertion constitue désormais un principe général, étant donné le niveau de preuve suffisant sur le sujet.

  6. Les vaccins vivants atténués peuvent être considérés avec prudence : alors qu’ils étaient indiqués comme devant être évités selon les recommandations de 2011, certains vaccins vivants atténués pourraient cependant être envisagés avec prudence selon les experts, plus précisément la vaccination ROR et celle contre le zona dans des contextes particuliers, précisés par le texte. Ce principe général est cependant celui qui a le moins retenu l’assentiment global des experts.

Neuf recommandations sont parallèlement édictées.