Vaccination COVID-19 : est-ce que certains patients cancéreux sont plus prioritaires que d’autres ?

  • Nathalie Barrès
  • Actualités Médicales
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L’épidémie de COVID-19 fait payer un lourd tribut aux patients souffrant de cancer. En effet, environ 35% des infections sévères par SARS-CoV-2 et 20% à 30% des décès concernent des patients atteints de cancer solide. La fragilité de ces patients face à l’infection serait fortement liée à la présence de comorbidités, mais en revanche peu aux traitements du cancer. Il est admis que ces patients ont une réponse immunitaire humorale et cellulaire contre le SARS-CoV-2 plus faible par rapport aux individus sains. À ce jour, seuls une corticothérapie et le tociluzumab ont montré qu’ils pouvaient apporter une diminution du risque de COVID-19 grave. La vaccination reste donc un élément essentiel pour limiter les formes graves de COVID-19 chez les patients souffrant de cancer.

Quelques mesures à retenir :

  • Il convient de vacciner non seulement les patients cancéreux en cours de traitement ou dont le traitement s’est achevé il y a moins de trois ans, mais également toutes les personnes qui vivent dans leur foyer et leurs contacts proches.
  • Les patients sous chimiothérapie doivent bénéficier d’un accès prioritaire. 
  • Les sujets hautement prioritaires sont ceux qui ont reçu un traitement curatif ou une chimiothérapie palliative de première ou de deuxième ligne, ainsi que ceux qui doivent subir une chirurgie ou une radiothérapie pulmonaire, ganglionnaire et/ou hématopoïétique. 
  • La vaccination doit dans la mesure du possible être réalisée avant l’initiation du traitement du cancer et si possible dans le centre de prise en charge du cancer.
  • La vaccination contre le SARS-CoV-2 peut être réalisée durant la chimiothérapie en évitant cependant les périodes de neutropénie et de lymphopénie.

Une meilleure connaissance de l’efficacité et de la sécurité des vaccins chez les patients atteints de cancer passera par le suivi de cohortes spécifiques de sujets vaccinés.