Vaccination contre les VPH : une étude ne découvre aucun lien entre le vaccin et le risque de troubles auto-immuns

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Une nouvelle étude canadienne n’a découvert aucun risque accru de troubles auto-immuns chez les filles s’étant fait vacciner par le vaccin quadrivalent contre les virus du papillome humain (VPH4). Ce résultat vient s’ajouter au corpus de données probantes sur la sécurité d’emploi du vaccin.

L’étude, publiée dans la revue Canadian Medical Association Journal, a cherché à déterminer si la vaccination par le vaccin VPH4 déclenchait des maladies auto-immunes telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, le diabète de type 1, la maladie de Bell, la névrite optique et la maladie de Graves.

Les chercheurs ont examiné les données portant sur 290 939 filles âgées de 12 à 17 ans en Ontario au Canada, qui étaient éligibles à la vaccination entre 2007 et 2013. Sur les 180 819 filles en tout qui ont reçu au moins une dose du vaccin VPH4 (Gardasil) dans des cliniques scolaires, 681 cas diagnostiqués de troubles auto-immuns ont été dénombrés entre une semaine et deux mois après la vaccination. Ce taux est conforme au taux général des cas diagnostiqués dans cette tranche d’âge.

La vaccination par le vaccin VPH4 n’a pas été associée à un risque accru de développer un trouble auto-immun (risque relatif corrigé : 1,12 ; IC à 95 % : 0,85–1,47). L’association s’est avérée indépendante des antécédents des filles concernant les maladies à médiation immunitaire (P = 0,4).

« Ces résultats viennent s’ajouter au corpus de données probantes sur la sécurité d’emploi du vaccin VPH4 et devraient rassurer les parents ainsi que les professionnels de santé », ont indiqué les auteurs dans leur étude.