Uricémie et excrétion d’acide urique : deux marqueurs à suivre chez les DT2 ?

  • Chen MY & al.
  • Diabetes Metab
  • 27 mars 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Les résultats d'une étude montrent que la présence conjointe d’une hyperuricémie et d’un faible taux d’excrétion urinaire d’acide urique seraient étroitement reliés à la prévalence et à la sévérité d’une maladie rénale chronique chez les diabétiques de type 2. Ainsi, ces dosages pourraient servir dans l'identification des DT2 à haut risque de maladie rénale chronique.

Pourquoi cette étude a-t-elle été menée ?

De nombreuses études ont évalué la relation entre uricémie et maladie rénale chronique, en revanche l’association entre excrétion urinaire d’acide urique et maladie rénale chronique a été très peu étudiée, qui plus est chez le diabétique de type 2. 

Méthodologie

Cette étude transversale a analysé plusieurs groupes de patients diabétiques de type 2 en fonction de leur uricémie et de leur taux d’excrétion urinaire en acide urique : 

  • Groupe 1, patients ayant un taux sérique et une excrétion urinaire normaux ; 
  • Groupe 2, patients ayant un taux sérique normal et une excrétion urinaire faible ; 
  • Groupe 3, patients ayant une hyperuricémie et une excrétion d’acide urique normale ; 
  • Groupe 4, patients ayant une hyperuricémie et une faible excrétion d’acide urique. 

L’hyperuricémie était définie dans cette étude par un taux ≥420 μmol/L chez l’homme et ≥360 μmol/L chez la femme, et une faible excrétion urinaire d’acide urique par un taux μmol/24h chez l’homme et μmol/24h chez la femme. Plusieurs modèles ont ajusté les données à l’âge, au sexe, et à un certain nombre de paramètres biologiques (lipidiques et glycémiques notamment).

Principaux résultats

Les résultats montraient une augmentation croissante de la prévalence de la maladie rénale chronique (2 et/ou présence d’une macroalbuminurie), de l’albuminurie (≥30mg/24h) et de la macroalbuminurie (≥300 mg/24h) depuis les groupes 1 à 4. En effet, la prévalence de la maladie rénale était respectivement de 4,3%, 12,6%, 18,3% et 47,8% (p

Après ajustement à l’IMC, au tabagisme et à la consommation d’alcool, la prévalence de la maladie rénale chronique et le taux urinaire d’albumine étaient significativement augmentés alors que les débits de filtration glomérulaire estimés diminuaient significativement du groupe 1 à 4.

Principales limitations

Étude menée chez des sujets DT2 hospitalisés. Les résultats ne peuvent donc pas être extrapolables à l’ensemble des DT2.