Upadacitinib : de nouvelles données après échec aux DMARD synthétiques

  • Burmester GR & al.
  • Lancet
  • 12 juin 2018

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

L’étude SELECT-NEXT montre que l’upadacitinib qui est un inhibiteur de la Janus kinase 1 permet d’améliorer les signes et symptômes de la polyarthrite rhumatoïde (PR) chez des patients insuffisamment répondeurs aux DMARD synthétiques (DMARDs). Ainsi, ce nouveau traitement pourrait permettre de répondre aux recommandations européennes qui préconise à un contrôle rapide de la maladie.

Pourquoi est-ce important ?

L’objectif du traitement de la PR est d’atteindre un niveau d’activité faible ou la rémission en six mois, ou d’ajuster le traitement s’il n’y a pas d’amélioration à 3 mois. Certaines études ont mis en évidence l’intérêt sur le contrôle de la maladie de l’obtention d’une réponse clinique à 3 mois. De fait, les inhibiteurs de la Janus kinase 1 constituent une nouvelle option thérapeutique intéressante chez les sujets insuffisamment répondeurs aux DMARD synthétiques.

Principaux résultats

Au total, 661 patients ont été recrutés et ont reçu de l’upadacitinib 15 mg (n=221), 30 mg (n=219), ou un placebo. Sur l’ensemble des patients inclus, 93% ont terminé les 12 semaines de traitement et tous les patients ont reçu au moins une dose de traitement. 

À la 12esemaine, l’ACR20 (critère principal d’évaluation) était atteint par 64% des patients sous upadacitinib 15 mg, 66% de ceux sous apadacitinib et 36% de ceux sous placebo (pvs placebo).

Le DAS28[CRP] ≤3,2 (second critère principal d’évaluation) a été atteint par 48% des sujets sous upadacitinib 15 mg, 48% de ceux sous upadacitinib 30 mg et 17% de ceux sous placebo (pvs placebo).

En termes de tolérance, 57% des sujets sous upadacitinib 15 mg, 54% de ceux sous upadacitinib 30 mg et 49% de ceux sous placebo ont rapporté des effets indésirables. Les évènements indésirables les plus fréquents étaient des nausées (respectivement 7%, 1% et 3% sous upadacitinib 15 mg, 30 mg et placebo), des rhinopharyngites (5%, 6% et 4%), des infections des voies respiratoires hautes (5%, 5% et 4%) et des maux de tête ((4%, 3% et 5%). Un taux plus important d’infections a été rapporté dans les bras upadacitinib (29% et 32%, respectivement pour la dose 15 mg et 30 mg) versus 21% sous placebo. Deux cas de cancers sont survenus dans le groupe upadacitinib 30 mg et aucun décès n’est survenu durant la durée de l’étude.

Méthodologie

Étude menée en double aveugle, contrôlée versus placebo, multicentrique et internationale. Les patients devaient être adultes, avoir une PR active (≥ 3 mois) traitée depuis au moins 3 mois par DMARDs (méthotrexate, sulfasalazine, léflunomide) avec une dose stable durant au moins 4 semaines avant l’inclusion et n’ayant pas une réponse clinique suffisante.

Les patients ont été randomisés (2:2:1:1) pour recevoir de l'upadacitinib 15 mg ou 30 mg une fois par jour, en forme à libération prolongée ou un placebo durant 12 semaines.

Principales limitations

La faible durée de l’étude constitue la principale limitation. 

Financement

Étude financée par AbbVie.