Une utilisation régulière de l’eau de javel augmente le risque de BPCO


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Parmi les travaux de recherche présentés au congrès de la Société Européenne de Pneumologie qui se tient actuellement à Milan, une étude a particulièrement retenu l'attention des médias. Menée par l'Université d'Harvard et l'Inserm, elle pointe du doigt la toxicité de d produits désinfectants pour les poumons.

Les scientifiques ont analysé les données d'une étude lancée en 1989 auprès de 55 000 infirmières américaines sur l'utilisation de divers produits destinés à désinfecter les surfaces et le matériel : eau de javel, peroxyde d'hydrogène, alcool et quats. Il en ressort que les infirmières qui manipulent au moins une fois par semaine ces produits présentent un risque accru de 24 à 32 % de développer une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Ce surrisque existerait dès un seul usage par semaine.

Ce n'est pas la première fois qu'un lien entre l'utilisation de produits désinfectants et la survenue de problèmes respiratoires est démontré. Une autre étude a permis d'établir, par exemple, que les enfants dont les parents nettoient régulièrement leur intérieur à l'eau de javel sont plus susceptibles de souffrir de grippe, amygdalite et bronchite que les autres. « Nos résultats fournissent des preuves supplémentaires quant aux effets de l'exposition aux désinfectants sur les problèmes respiratoires. Ils mettent en évidence l'urgence d'intégrer les risques de santé au travail dans les recommandations liées au nettoyage et à la désinfection dans le milieu hospitalier », conclut Orianne Dumas, chercheuse de l'Inserm.