Une trithérapie permet d’améliorer la survie dans le cadre du cancer colorectal métastatique BRAF+

  • Kopetz S & al.
  • N Engl J Med
  • 30 sept. 2019

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une triple association ciblant la voie MAPK permet d’améliorer la survie chez les patients atteints d’un cancer colorectal métastatique (CCRm) porteur de la mutation BRAF V600E, qui a progressé après un traitement de première intention.

Pourquoi est-ce important ?

  • Un traitement par inhibiteurs de BRAF V600E seuls est inefficace pour cette population. Cette étude confirme les résultats des études de phase I/II qui ont suggéré que l’association avec des inhibiteurs de l’angiogenèse et de MEK était efficace.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit d’un essai de phase III mené en ouvert (BEACON CRC). 665 patients atteints d’un CCRm porteur de la mutation BRAF V600E ayant progressé après 1–2 traitements de première intention ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir de l’encorafénib, du binimétinib et du cétuximab (trithérapie), de l’encorafénib et du cétuximab (bithérapie), ou le choix de l’investigateur entre du cétuximab et de l’irinotécan ou du cétuximab et le schéma FOLFIRI (acide folinique, fluorouracile et irinotécan ; témoin).
  • Financement : Array BioPharma ; autres.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 7,8 mois.
  • Survie médiane :
    • trithérapie : 9,0 mois (rapport de risque [RR] : 0,52 ; P 
    • bithérapie : 8,4 mois (RR : 0,60 ; P 
    • témoin : 5,4 mois.
  • La survie estimée à 6 mois était plus élevée dans le groupe trithérapie que dans les groupes bithérapie et témoin, bien que la différence n’ait pas atteint le seuil de significativité statistique (71 %, contre 65 %, contre 47 % ; RR : 0,79 ; IC à 95 % : 0,59–1,06).
  • Le taux d’événements indésirables de grade supérieur ou égal à 3 dans les groupes trithérapie, bithérapie et témoin était respectivement de 58 %, 50 % et 61 %.

Limites

  • Analyse intermédiaire.