Une supplémentation par un probiotique durant l’allaitement pourrait être bénéfique


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Une supplémentation ciblée par un probiotique chez les nourrissons allaités pourrait réduire de façon significative le risque de résistance aux antibiotiques, selon ce que suggère une nouvelle recherche présentée cette semaine à l’occasion du 51e congrès annuel de la Société européenne de gastro-entérologie, d’hépatologie et de nutrition pédiatriques (Paediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition, ESPGHAN).

L’étude a inclus 60 nourrissons exclusivement allaités au sein qui ont été randomisés pour recevoir soit une aide à la lactation et une nouvelle préparation commerciale de Bifidobacterium longum subsp. infantis (n = 29), soit une aide à la lactation seule (n = 31). Le probiotique utilisé est spécifiquement adapté pour prospérer dans l’intestin du nourrisson et fait souvent défaut dans le microbiome des nourrissons nés en Europe et aux États-Unis.

Les nourrissons ont consommé la préparation mélangée avec du lait maternel exprimé pendant 21 jours, à compter du jour 7. Après deux semaines de supplémentation, des échantillons fécaux ont été recueillis et comparés avec ceux des nourrissons qui avaient uniquement reçu du lait maternel afin d’évaluer la présence de gènes de résistance aux antibiotiques (GRA).

Les auteurs ont découvert que les nourrissons qui avaient reçu le probiotique avaient en moyenne 87,5 % de GRA en moins dans leur microbiome. Ils ont noté que chez les nourrissons ayant reçu la supplémentation, une réduction significative a été constatée pour 38 GRA.

« C’est la première démonstration d’un remodelage significatif du microbiome intestinal chez le nourrisson. Cette modulation pourrait aider à réduire la charge et la diversité des gènes de résistance aux antibiotiques chez les générations actuelles et futures », a indiqué l’auteur principal de l’étude, le Dr Giorgio Casaburi.