Une sortie rapide de l’hôpital après une lobectomie est possible chez certains patients

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À retenir

  • Les patients ayant fait l’objet d’une résection chirurgicale pour un cancer du poumon qui ont quitté l’hôpital au premier jour postopératoire (JPO1) ont obtenu une morbidité postopératoire significativement plus faible, comparativement à ceux qui ont quitté l’hôpital au JPO2 ou plus tard, sans différences significatives au niveau du taux de réadmission ou de mortalité à 30 jours.

Pourquoi est-ce important ?

  • Certains cliniciens ont fait part de leurs préoccupations quant au fait qu’une sortie rapide de l’hôpital pourrait empêcher de détecter les complications qui ne surviennent que quelques jours après l’intervention chirurgicale, entraînant ainsi une augmentation du taux de réadmission.

Méthodologie

  • 22 585 patients ayant fait l’objet d’une lobectomie pour un cancer du poumon entre 2011 et 2019 ont été inclus.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La durée d’hospitalisation (DH) médiane pour l’ensemble de la cohorte était de quatre jours, et le taux de réadmission était de 7,6 %.
  • Le taux de sortie au JPO1 a augmenté de manière significative au cours de la période de l’étude, passant de 2,3 % à 8,1 % (P < 0,001).
  • L’analyse multivariée a révélé que les patients sortis de l’hôpital au JPO1 étaient plus jeunes (P < 0,001), plus susceptibles d’être d’origine ethnique asiatique (P < 0,001) et non-fumeurs (P = 0,006), présentaient une classe plus faible d’après la classification de la Société américaine des anesthésistes (American Society of Anesthesiologists, ASA ; P = 0,015), étaient plus susceptibles d’avoir fait l’objet d’une chirurgie mini-invasive (P < 0,001), et avaient fait l’objet d’une durée d’intervention plus courte (P < 0,001) que les patients sortis de l’hôpital au JPO2–6.
  • Les patients sortis de l’hôpital au JPO1 présentaient une morbidité postopératoire significativement plus faible que ceux sortis au JPO2–6 (3,6 %, contre 5,7 % ; P = 0,013), sans différence significative au niveau de la mortalité à 30 jours.
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau du taux de réadmission entre les patients sortis de l’hôpital au JPO1 et ceux sortis de l’hôpital au JPO2 ou plus tard.
  • L’analyse multivariée a révélé que les facteurs de risque de réadmission comprenaient l’âge (P < 0,001), une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO ; P < 0,001), des troubles hémorragiques (P = 0,026), une durée d’intervention supérieure à trois heures (P < 0,001) et la morbidité postopératoire (P < 0,001).
  • Le pneumothorax était la raison la plus fréquente de réadmission.

Limites

  • Il s’agissait d’une étude rétrospective.