Une signature moléculaire distincte liée aux lymphocytes T est plus fréquente chez les patientes atteintes d’un cancer du sein d’origine ethnique noire que blanche

  • Yao S & al.
  • J Natl Cancer Inst
  • 5 janv. 2021

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les tumeurs mammaires ont une signature moléculaire distincte, caractérisée par des lymphocytes T non fonctionnels « épuisés », qui est présente chez une proportion plus importante de patientes d’origine ethnique noire, comparativement aux patientes d’origine ethnique blanche.

Pourquoi est-ce important ?

  • Un cancer du sein agressif et un taux de mortalité plus élevé chez les patientes d’origine ethnique noire suggèrent l’existence de sous-ensembles présentant une biologie tumorale distincte.

Méthodologie

  • Une analyse a été réalisée à partir des échantillons tumoraux de 1 315 patientes atteintes d’un cancer invasif (920 patientes d’origine ethnique noire et 395 patientes d’origine ethnique blanche) dans le cadre de l’Étude du cycle de santé des femmes.
  • Les infiltrats immunitaires identifiés dans le microenvironnement de la tumeur mammaire ont été caractérisés à l’aide de méthodes pathologiques et moléculaires.
  • Financement : Fondation pour la recherche sur le cancer du sein (Breast Cancer Research Foundation) ; Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • Bien qu’un nombre plus important de tumeurs provenant de patientes d’origine ethnique noire présente des cellules immunitaires, ces cellules semblaient être moins actives contre la tumeur.
  • Une signature distincte indiquant un rapport plus élevé entre les lymphocytes T CD8+ épuisés et les lymphocytes T CD8+ totaux (ExCD8-r) était systématiquement associée à une survie moins favorable, et de manière encore plus forte chez les patientes atteintes d’une maladie à récepteurs hormonaux (Hormone Receptor, HR) positifs.
  • Chez les patientes atteintes d’une maladie à HR négatifs, la combinaison de la fraction absolue des lymphocytes T CD8+ et de la signature ExCD8-r a permis d’identifier un sous-groupe tumoral, désigné comme CD8basExCD8-rélevé.
  • Dans la cohorte de l’Étude du cycle de santé des femmes, 37,8 % des patientes d’origine ethnique noire présentaient des tumeurs avec cette signature, contre 23,2 % des patientes d’origine ethnique blanche.  
  • Les patientes d’origine ethnique noire dont les tumeurs appartenaient à ce sous-groupe ont obtenu la survie la moins favorable.

Limites

  • La taille de l’échantillon était limitée.