Une quadrithérapie est proposée comme norme thérapeutique de l’ICFEr

  • Vaduganathan M & al.
  • Lancet
  • 21 mai 2020

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Ces auteurs ont analysé les données de trois essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur des traitements individuels et préconisent une approche par quadrithérapie pour le traitement de l’insuffisance cardiaque (IC) avec fraction d’éjection réduite (FEr).
  • Les quatre classes de médicaments comprennent les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, les inhibiteurs des récepteurs de l'angiotensine et de la néprilysine, les bêtabloquants et les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces auteurs indiquent que la combinaison doit devenir une « nouvelle norme thérapeutique », étant donné les « effets agrégés du traitement » prévus sur la survie sans événement et la survie globale dans le cadre de l’utilisation précoce de cette approche globale.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane dans les essais était inférieure à trois ans.
  • Par rapport aux traitements conventionnels (inhibiteurs de la rénine-angiotensine associés à des bêtabloquants), l’utilisation de l’association a entraîné une réduction des risques (rapports de risque [RR] ; IC à 95 %) pour :
    • la mortalité d’origine cardiovasculaire/l’hospitalisation pour cause d’IC : 0,38 (0,30–0,47) ;
    • la mortalité d’origine cardiovasculaire : 0,50 (0,37–0,67) ;
    • l’hospitalisation pour cause d’IC : 0,32 (0,24–0,43) ;
    • la mortalité toutes causes confondues : 0,53 (0,40–0,70).
  • Ils ont estimé que, par rapport au traitement conventionnel, la quadruple association pourrait ajouter 2,7 années sans événement (IC à 95 % : 2,2–3,3) à une personne âgée de 80 ans ou 8,3 années (6,2–10,7) à une personne âgée de 55 ans présentant une ICFEr.

Protocole de l’étude

  • Les données de différents essais, à savoir les ECR EMPHASIS-HF (n = 2 737), PARADIGM-HF (n = 8 399) et DAPA-HF (n = 4 744), ont été analysées.
  • Les auteurs ont prévu des bénéfices à long terme sur la base de l’hypothèse d’effets relatifs du traitement constants dans le temps et ont réalisé une analyse actuarielle.
  • Critère d’évaluation principal : le critère composite regroupant le décès d’origine cardiovasculaire et la première hospitalisation pour cause d’IC.
  • Financement : aucun.

Limites

  • Les hypothèses sous-jacentes pourraient être erronées, avec en particulier un risque de non-observance.
  • Il a été supposé que les bénéfices étaient de nature additive, sans chevauchement.
  • Les populations cliniques dans les essais étaient variées.