Une plus grande sensibilisation au risque de cancer gastrique chez les moins de 40 ans est nécessaire, selon une étude de l’ESMO


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Le cancer gastrique ne doit plus être considéré comme une maladie touchant uniquement les personnes plus âgées et les patients de moins de 40 ans présentant des symptômes digestifs chroniques devraient être plus activement examinés. C’est ce que suggèrent les auteurs d’une étude présentée lors de l’édition 2019 du congrès mondial sur le cancer gastro-intestinal de la Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO).

L’étude rétrospective observationnelle a montré qu’1 patient d’origine ethnique latino sur 7 diagnostiqués d’un cancer gastrique était âgé de moins de 40 ans. Les auteurs ont déclaré que ces résultats appuient les données de l’Institut national américain du cancer (US National Cancer Institute), selon lesquelles le cancer gastrique affecte un plus grand nombre de jeunes d’origine ethnique hispanique, avec de moins bons résultats, par rapport aux patients plus âgés.

Dans cette étude mexicaine, des données ont été analysées, provenant de 2 022 patients atteints d’un adénocarcinome gastrique diagnostiqué entre 2004 et 2016, dont 290 (14 %) étaient âgés de moins de 40 ans. Parmi eux, 54 % étaient des femmes.

Les femmes ont affiché des proportions plus élevées de facteurs indiquant un pronostic défavorable que les hommes : une tumeur de type diffus (68 % contre 32 % ; P = 0,127), des cellules en bague à chaton (76 % contre 69 % ; P = 0,049), une faible différenciation cellulaire (89 % contre 84 % ; P = 0,014) et une prévalence plus élevée de la maladie de stade IV (59 % contre 41 % ; P = 0,011).

La survie globale médiane était de sept mois, contre huit mois, pour les femmes et les hommes, respectivement.

La survie globale médiane était significativement moins bonne chez les patients présentant des tumeurs au niveau de la jonction œsogastrique (7 contre 14 mois) et une maladie plus avancée.