Une pharmacothérapie combinée pour le traitement de la SLA s’avère prometteuse

  • Paganoni S & al.
  • N Engl J Med
  • 3 sept. 2020

  • Par Susan London
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ont présenté un déclin fonctionnel plus lent lorsqu’ils ont reçu du phénylbutyrate de sodium combiné à du taurursodiol comparativement à un placebo.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des traitements efficaces et sûrs pour la SLA font défaut.
  • Un éditorial indique que les données sont « enthousiasmantes» et appelle à leur confirmation dans un essai de phase III, faisant remarquer que des critères d’éligibilité plus larges seraient intéressants et permettraient dans le même temps d’inclure une analyse des sous-groupes de patients ayant rempli les critères d’éligibilité de l’étude de phase II.

Principaux résultats

  • Comparaison entre le phénylbutyrate de sodium combiné à du taurursodiol et un placebo concernant le score à l’échelle révisée d’évaluation fonctionnelle de la SLA (ALS Functional Rating Scale-Revised, ALSFRS-R) :
    • Taux moyen de variation : -1,24 point contre -1,66 point/mois.
    • Différence : 0,42 point/mois (P = 0,03).
  • Les groupes n’ont pas différé de manière significative concernant :
    • le rythme de baisse concernant :
      • la force musculaire isométrique,
      • le niveau plasmatique de la sous-unité H du neurofilament axonal phosphorylé, ou
      • la capacité vitale lente ;
    • le délai avant le décès, la trachéotomie ou la ventilation permanente ;
    • le délai avant le décès, la trachéotomie, la ventilation permanente ou l’hospitalisation.
  • le groupe du phénylbutyrate de sodium combiné au taurursodiol présentait des taux plus élevés de ce qui suit :
    • troubles gastro-intestinaux (67 % contre 60 %) ;
    • affections respiratoires, thoraciques et médiastinales (33 % contre 21 %),
    • troubles cardiaques (8 % contre 0 %) et
    • troubles oculaires (6 % contre 2 %).

Méthodologie

  • Essai de phase II, multicentrique, randomisé et contrôlé mené aux États-Unis auprès de 137 patients atteints d’une SLA certaine, avec apparition des symptômes au cours des 18 derniers mois (essai CENTAUR).
  • Les participants ont été affectés de manière aléatoire et en double aveugle au phénylbutyrate de sodium combiné au taurursodiol ou au placebo selon un rapport de 2:1, par voie orale/sonde d’alimentation, une fois par jour pendant 3 semaines puis deux fois par jour.
  • Critère d’évaluation principal : rythme de baisse du score ALSFRS-R jusqu’à 24 semaines.
  • Financement : Amylyx Pharmaceuticals ; autres.

Limites

  • Les patients présentaient une maladie bien établie.
  • Échantillon plus petit, durée d’essai plus courte.
  • Insuffisances du score ALSFRS-R.