Une petite taille pour l’âge gestationnel entraîne un risque de mortalité jusqu’à l’âge de 18 ans


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude publiée dans la revue PLoS Medicine rapporte que les cas sévères d’enfants nés petits pour l’âge gestationnel (PAG) présentent un risque accru de décès tout au long de l’enfance, jusqu’à l’âge de 18 ans.

L’étude suédoise a comparé la mortalité des enfants PAG à celle des enfants non PAG issus de la population et à celle de frères ou sœurs non PAG.

Le taux brut de mortalité pour 10 000 personnes-années était de 5,32 chez les cas sévères d’enfants PAG, de 2,76 chez les cas modérés d’enfants PAG et de 1,93 chez les enfants non PAG.

Par rapport aux enfants non PAG, les cas sévères d’enfants PAG présentaient un risque accru de décès dans les analyses basées sur la population (RR : 2,58 ; IC à 95 % : 2,38–2,80) et sur les frères et sœurs (RR : 2,61 ; IC à 95 % : 2,19–3,10). Des associations similaires, mais plus faibles, ont également été découvertes pour les cas modérés d’enfants PAG (RR de 1,37 ; IC à 95 % : 1,28–1,47 et RR de 1,38 ; IC à 95 % : 1,22–1,56, respectivement).

Le risque excédentaire était le plus prononcé entre 28 jours et un an d’âge, mais il a perduré tout au long de l’enfance. La plus grande augmentation du risque était due aux infections et aux maladies neurologiques.

Bien que l’étude soit l’une des plus vastes à avoir été menée sur le sujet à ce jour, les auteurs soulignent que certaines analyses par sous-groupes, notamment l’analyse de la mortalité par cause spécifique, disposaient d’une puissance statistique limitée en utilisant l’approche basée sur les frères et sœurs.