Une méta-analyse confirme le lien entre le THS lors de la ménopause et le cancer du sein

  • Lancet

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Tous les types de traitement hormonal substitutif (THS) au moment de la ménopause, à l’exception des œstrogènes vaginaux, sont associés à un risque supplémentaire de cancer du sein.
  • Le risque supplémentaire est plus élevé pour l’association œstrogènes et progestérone administrée quotidiennement que pour les préparations à base d’œstrogènes uniquement.
  • Les risques absolus sont les plus élevés pour les utilisatrices de l’association œstrogènes et progestérone administrée quotidiennement (1/50 utilisatrices) et les plus faibles (1/200 utilisatrices) pour les préparations à base d’œstrogènes uniquement.

Pourquoi est-ce important ?

  • La plus grande méta-analyse réalisée dans ce domaine a utilisé des données au niveau individuel pour quantifier le risque absolu. Elle conclut que sur 20 millions de cancers du sein survenus dans les pays occidentaux, 1 million ont été causés par le THS depuis 1990.

Protocole de l’étude

  • Une méta-analyse a été réalisée à partir de 24 études prospectives incluant 108 647 femmes ménopausées atteintes d’un cancer du sein.
  • Financement : Centre de recherche sur le cancer au Royaume-Uni (Cancer Research UK) ; Conseil pour la recherche médicale (Medical Research Council).

Principaux résultats

  • Tous les types de THS, à l’exception des œstrogènes vaginaux, étaient associés à un risque supplémentaire de cancer du sein.
  • Le risque était plus élevé dans le cas d’une utilisation plus longue, et dans le cas d’une utilisation de préparations d’œstrogènes avec prise de progestérone quotidienne plutôt qu’intermittente.
  • Le risque supplémentaire pour les utilisatrices actuelles qui prennent le traitement depuis seulement 1–4 ans correspondait à une augmentation de 60 % dans le cas d’une utilisation d’un THS à base d’œstrogènes et de progestérone (risque relatif corrigé, comparativement à l’utilisation d’aucun THS : 1,60 ; IC à 95 % : 1,52–1,69).
  • Risque absolu de cancer du sein à 50–69 ans pour une femme de poids moyen dans les pays développés après 5 ans de THS à partir de l’âge de 50 ans :
    • œstrogènes et progestérone administrée quotidiennement : 1/50 utilisatrices ;
    • œstrogènes et progestérone intermittente : 1/70 utilisatrices ;
    • œstrogènes uniquement : 1/200 utilisatrices.

Limites

  • Protocole observationnel.