Une ménarche précoce est liée à un risque accru de diabète, selon une étude


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une ménarche précoce pourrait augmenter le risque de diabète sucré de type 2 (DST2), tandis qu’une ménarche plus tardive diminue le risque. C’est ce que suggère une nouvelle recherche publiée dans la revue Menopause

Les chercheurs ont analysé les données portant sur 15 346 femmes ménopausées en Chine rurale, afin de déterminer si une ménarche précoce est associée à un risque accru de DST2. L’âge moyen de la ménarche est de 16 ans en Chine, alors qu’il est de 13 ans chez les femmes des pays occidentaux. La prévalence globale du DST2 parmi les participantes était de 12,6 %. 

Après une correction pour prendre en compte plusieurs facteurs de confusion, les chercheurs ont découvert que les participantes du groupe de la ménarche précoce (14 ans ou moins) présentaient un risque plus élevé de DST2 (rapport de cotes [RC] : 1,21 ; IC à 95 % : 1,06–1,38 ; P = 0,004), par rapport à celles du groupe de référence (16–17 ans), tandis que les participantes du groupe d’apparition tardive (19 ans ou plus) présentaient un risque plus faible de DST2 (RC : 0,78 ; IC à 95 % : 0,66–0,92 ; P = 0,003). Chaque année de retard concernant l’âge d’apparition de la ménarche est corrélée à un risque de DST2 6 % plus faible. Il convient de noter que l’étude a révélé que l’indice de masse corporelle a médié en partie l’association entre l’âge d’apparition de la ménarche et le DST2.

Les auteurs ont déclaré que « le fait de déterminer un antécédent de ménarche précoce pourrait aider à identifier les femmes à risque accru de DST2 ».