Une mauvaise hygiène domestique contribue à la résistance aux antibiotiques, d’après des experts mondiaux de l’hygiène

  • Maillard JY, et al.
  • Am J Infect Control
  • 1 sept. 2020

  • Par Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Adopter une approche de l’hygiène domestique basée sur les risques est essentiel pour tenter de réduire la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens (RAM), d’après une nouvelle prise de position du Conseil mondial de l’hygiène (Global Hygiene Council, GHC).

Cette publication a été développée par le panel de santé publique et des experts en RAM du GHC après un congrès scientifique organisé à Londres en 2019, et elle a été publiée dans la revue American Journal of Infection Control.

La prise de position présente des données probantes démontrant qu’une meilleure hygiène domestique et quotidienne (par ex., éliminer les bactéries pathogènes des surfaces à haut risque et des mains à des moments cruciaux, notamment lors de la préparation de la nourriture et de l’utilisation des toilettes) joue un rôle essentiel dans la lutte contre la RAM. La prévention des infections réduit la nécessité de prescrire des antibiotiques et empêche la propagation interpersonnelle d’infections résistantes aux antibiotiques.

Afin de coïncider avec la publication de la prise de position, le GHC a lancé un manifeste afin d’appeler les décideurs politiques nationaux et internationaux, les agences de santé et les professionnels de santé à mieux reconnaître l’importance de l’hygiène domestique et quotidienne, et de prendre en compte ce qui suit :

  1. Les comités nationaux sur la RAM, chargés de la mise en œuvre des plans nationaux de lutte contre la RAM, doivent reconnaître que l’amélioration de l’hygiène des mains et des surfaces au sein du domicile et au niveau communautaire est essentielle pour minimiser la propagation des infections et, par conséquent, la consommation d’antibiotiques, ce qui permettra ensuite de lutter contre la RAM. Pour ce faire, des recommandations d’amélioration de l’hygiène dans la communauté plus étendue doivent être incluses dans les plans d’action mondiaux contre la RAM d’ici 2022, et dans tous les plans nationaux d’ici 2025.
  2. Des conseils, des recommandations et des formations sur la prévention et le contrôle des infections à destination des professionnels de santé, centrés sur l’hygiène des mains et des surfaces et son lien avec la RAM, ne doivent pas être limités au contexte médical, mais doivent inclure également des recommandations visant à influencer la communauté plus étendue avec un effet immédiat.
  3. Les associations médicales concernées doivent veiller à ce que les messages concernant l’hygiène domestique et communautaire soient transmis à leurs membres en modifiant les formations et les informations existantes et en cours sur la RAM.