Une infection peut déclencher un accident vasculaire cérébral ischémique


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a identifié plusieurs infections comme des éléments déclencheurs potentiels d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), des chercheurs ayant suggéré que ces résultats pourraient avoir des implications importantes pour les traitements chez les personnes à risque. 

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont examiné des données provenant de bases de données de patients hospitalisés de l’État de New York et de bases de données des services des urgences (2006–2013), en explorant le lien entre l’exposition à plusieurs infections, notamment les infections de la peau, les infections des voies urinaires (IVU), la septicémie, les infections abdominales et respiratoires, sur différentes périodes avant un AVC ischémique aigu, une hémorragie intracérébrale et une hémorragie sous-arachnoïdienne. Les dossiers d’hospitalisation pour cause d’infections ont été pris en considération aux jours 7, 14, 30, 60, 90 et 120 avant la survenue de l’AVC.

Ils ont découvert que chaque type d’infection était lié à une probabilité accrue d’AVC ischémique, l’association la plus forte ayant été constatée pour les IVU (rapport de cotes [RC] : 5,32 ; IC à 95 % : 3,69–7,68) dans la fenêtre des sept jours précédant l’AVC ischémique. Pour l’hémorragie intracérébrale, les risques étaient les plus élevés pour les IVU, la septicémie et les infections respiratoires. Seule l’infection respiratoire a été associée à l’hémorragie sous-arachnoïdienne.

« Les professionnels de santé doivent savoir que l’AVC peut être déclenché par des infections », a déclaré l’auteur, Mandip Dhamoon. « Ces résultats suggèrent qu’il pourrait y avoir des implications pour la vaccination, les schémas d’antibiotiques ou les traitements antithrombotiques intensifs, non seulement pour prévenir les infections, mais aussi pour prévenir l’AVC chez ceux qui sont considérés comme étant à haut risque. »