Une femme sur quatre se rendant dans des cliniques de santé sexuelle rapporte être victime de coercition reproductive


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une proportion élevée d’une femme sur quatre se rendant dans des services de soins de santé sexuelle n’est pas autorisée à avoir le contrôle de sa propre vie en matière de reproduction. C’est ce que révèle une revue publiée dans BMJ Sexual & Reproductive Health.

Outre le fait de ne pas pouvoir choisir activement d’utiliser ou non des contraceptifs, ou de débuter ou de poursuivre une grossesse, ce « contrôle reproductif » prend également la forme d’un « sabotage contraceptif », lequel comprend le retrait dissimulé du préservatif durant les rapports sexuels, ce qui invalide le consentement selon les auteurs.

La coercition reproductive est principalement le fait des partenaires intimes, mais peut également être perpétrée par la famille élargie et dans le cadre d’activités criminelles organisées. La revue a révélé que l’objectif du contrôle exercé par les perpétrateurs peut varier, ce contrôle consistant parfois à forcer une grossesse et d’autres fois à forcer un avortement. Dans certaines cultures, la famille élargie, et les membres de sexe féminin plus âgés de la famille en particulier, peuvent détenir le contrôle sur la prise de décision en matière de reproduction, qui est approuvé par la société.

Selon les auteurs, les professionnels de santé doivent être attentifs au problème de la coercition reproductive lors des consultations de femmes qui affichent des modes comportementaux tels que l’absence persistante de recours à la contraception malgré le fait de ne pas souhaiter tomber enceinte, les demandes fréquentes de contraception d’urgence, les venues fréquentes pour des tests de grossesse ou des tests de dépistage de maladies sexuellement transmissibles et les demandes d’avortements multiples.