Une étude taïwanaise suggère que les IPP pourraient offrir une protection contre le cancer du sein

  • Chen CH & al.
  • J Clin Pharmacol

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Les femmes atteintes d’un cancer du sein sont moins susceptibles d’avoir pris auparavant des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) que les femmes sans cancer.
  • D’après les auteurs, cette étude apporte des preuves empiriques inédites concernant un effet protecteur potentiel des IPP contre la survenue d’un cancer du sein.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les femmes présentant un risque de cancer du sein pourraient retirer un bénéfice des IPP en cas de pathologies médicales justifiant leur utilisation.

Protocole de l’étude

  • Une étude cas-témoins rétrospective, populationnelle et nationale a été menée afin d’évaluer la prise antérieure d’IPP chez les femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein (n = 64 234), comparativement aux femmes sans cancer (n = 64 234), après un appariement selon les caractéristiques sociodémographiques et les comorbidités communes.
  • Les cas et les témoins étaient issus de l’ensemble de données de recherche de l’assurance maladie nationale de Taïwan.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La prise d’IPP était moins importante parmi les cas de cancer du sein (8,06 % contre 10,42 % chez les témoins).
  • Après un ajustement pour prendre en compte les comorbidités prédisposant à l’exposition aux IPP, la prise antérieure d’IPP était 25 % moins probable parmi les cas de cancer du sein, comparativement aux témoins (RC ajusté : 0,749 ; IC à 95 % : 0,721–0,779).
  • Un effet dose-réponse a été observé, puisque la dose la plus élevée d’IPP était 35 % moins susceptible d’avoir été utilisée antérieurement parmi les cas de cancer du sein, comparativement aux témoins (RC ajusté : 0,65 ; IC à 95 % : 0,61–0,70).

Limites

  • Conception cas-témoins rétrospective.
  • Impossibilité de prendre en compte le statut tabagique ou l’activité physique.