Une étude suggère un lien entre l'utilisation d'antibiotiques et un risque accru de sclérose latérale amyotrophique

  • Sun J., et coll.
  • Eur J Neurol
  • 14 mai 2019

  • Par Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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L'utilisation d'antibiotiques pourrait augmenter le risque d'apparition d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA) de manière proportionnelle au nombre de prescriptions, selon une nouvelle étude publiée dans le European Journal of Neurology.

Entre 2006 et 2013, les chercheurs ont mené une étude cas-témoins nichés portant sur la délivrance d'antibiotiques avant la pose du diagnostic de SLA chez 2 484 patients suédois atteints de cette maladie au total, par comparaison à 12 420 témoins appariés en bonne santé.

Après la prise en compte d'un retard potentiel de diagnostic de la SLA par l'exclusion de toutes les prescriptions dans l'année précédant le diagnostic, l'utilisation d'antibiotiques, quelle qu'elle soit, a été corrélée à un risque accru d'apparition d'une SLA.

Les OR (IC 95 %) étaient de 1,06 (0,94-1,19), 1,13 (1,00-1,28) et 1,18 (1,03-1,35) lors de la comparaison de 1, 2 à 3 et ≥4 prescriptions à l'absence de prescription (P pour la tendance = 0,0069).

Des résultats comparables ont été observés lorsque les antibiotiques étaient utilisés pour traiter des infections respiratoires, urinaires ou cutanées et des infections des tissus mous.

Parmi les différents types d'antibiotiques, le risque de SLA augmentait tout particulièrement au-delà de deux prescriptions de bêta-lactamases sensibles à la pénicilline (OR = 1,28 ; IC 95 % 1,10-1,50).

Les auteurs de l'étude estiment qu'il s'agit de la première étude de population évaluant le lien entre l'utilisation d'antibiotiques et le risque ultérieur de SLA. Ils incitent à la prudence, des preuves supplémentaires étant nécessaires pour pouvoir affirmer l'existence d'une relation causale.