Une étude réfute le lien entre les fruits à coque et le cancer du pancréas

  • Obón-Santacana M & al.
  • Int J Cancer
  • 20 mai 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une forte consommation de fruits à coque (y compris les graines) n’était pas associée au développement d’un adénocarcinome canalaire pancréatique (ACCP), d’après l’Étude prospective européenne de recherche sur le cancer et la nutrition (EPIC).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’incidence de l’ACCP est en augmentation.
  • La prévention primaire de l’ACCP est un objectif poursuivi depuis longtemps, car le taux de survie à 5 ans est le pire (moins de 8 %) de tous les cancers fréquents, et des études antérieures évaluant le rôle des fruits à coque et des graines dans son étiologie ont donné des résultats contradictoires.

Protocole de l’étude

  • L’étude prospective a inclus 476 160 participants évalués afin de détecter un éventuel ACCP.
  • La consommation de fruits à coque (y compris les graines) a été déterminée à l’inclusion, à l’aide d’un questionnaire nutritionnel spécifique à chaque pays, dans 10 pays européens (pour 23 centres de recherche).
  • Financement : Commission européenne ; Centre international de recherche sur le cancer ; autres.

Principaux résultats

  • 1 283 cas d’ACCP ont été identifiés après une durée de suivi moyenne de 14 ans.
  • Aucune association n’a été observée entre la forte consommation de fruits à coque (comparativement à une consommation nulle) et l’ACCP (rapport de risque [RR] : 0,89 ; IC à 95 % : 0,72–1,10 ; Ptendance = 0,70).
  • Aucune modification de l’effet mesuré n’a été identifiée dans les analyses stratifiées (qui prennent en compte la forte consommation d’alcool, le diabète, le statut tabagique, l’IMC, le sexe, la région géographique ou la consommation au niveau national).

Limites

  • La consommation de fruits à coque et de graines a uniquement été évaluée à l’inclusion.
  • Protocole observationnel.
  • L’étude n’a pas pu corriger les modèles pour prendre en compte l’ensemble des facteurs de risque connus d’ACCP (c.-à-d., les antécédents familiaux, le groupe sanguin et la pancréatite chronique).