Une étude portant sur le CHC suggère des raisons d’élargir les critères de Milan

  • Mazzaferro V & al.
  • Lancet Oncol
  • 1 juil. 2020

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Après une révision à la baisse durable du stade de la tumeur, une transplantation hépatique permet d’obtenir une meilleure survie globale (SG) à 5 ans que les traitements sans transplantation, dans le cadre du carcinome hépatocellulaire (CHC) avec cirrhose, mais sans propagation extrahépatique ou invasion macrovasculaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats pourraient conduire à un élargissement des critères d’éligibilité à la transplantation dans le cadre du CHC, afin d’inclure des tumeurs qui ne remplissent pas les critères de Milan pour la transplantation, mais qui répondent aux traitements locorégionaux.

Méthodologie

  • Un essai contrôlé randomisé multicentrique de phases IIb/III a été mené en ouvert (n = 45).
  • Après une révision à la baisse du stade de la tumeur grâce à un traitement locorégional, chirurgical ou systémique et une période d’observation de trois mois, les patients présentant des réponses partielles ou complètes ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une transplantation hépatique ou de traitements sans transplantation.
  • Financement : ministère italien de la Santé.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 71 mois.
  • Comparativement aux participants témoins, le groupe transplantation a obtenu :
    • une meilleure survie sans événement tumoral à 5 ans : 76,8 %, contre 18,3 %. 
      • Rapport de risque (RR) de 0,20 (P = 0,003) ; 
    • une meilleure SG à 5 ans : 77,5 %, contre 31,2 %.
      • RR de 0,32 (P = 0,035).
  • Dans le groupe transplantation, 13 % des patients ont présenté une récidive de l’hépatite C, et 9 % ont présenté un rejet aigu de la greffe.
  • 9 % des patients du groupe témoin ont présenté un syndrome post-embolisation.
  • Un décès lié au traitement est survenu au cours des 30 jours suivant la transplantation chez 8,7 % des patients du groupe transplantation (infarctus du myocarde et défaillance multiviscérale) et 9,1 % des patients du groupe témoin (décompensation hépatique).

Limites

  • L’étude a été interrompue de manière prématurée.
  • Petit nombre de participants.