Une étude ne découvre aucune donnée probante établissant un lien entre IPP et fractures

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ont été associés de façon contradictoire à des fractures ostéoporotiques, mais les auteurs d’une nouvelle étude déclarent n’avoir identifié aucune donnée probante attestant d’un tel lien.

L’étude, publiée dans la revue Alimentary Pharmacology & Therapeutics, a inclus 521 patients atteints d’un œsophage de Barrett, un groupe de patients qui représente, comme l’ont fait remarquer les auteurs, une population particulière pour étudier l’association entre l’usage d’IPP et les fractures liées à l’ostéoporose en raison de leur utilisation d’un traitement par antiacides à dose élevée et à long terme.

Les facteurs de risque indépendants de fractures ostéoporotiques ont inclus un âge plus avancé, le sexe féminin et des comorbidités plus importantes. L’étude a révélé que l’incidence de l’ensemble des fractures et des fractures ostéoporotiques était comparable à celle d’une population appariée selon l’âge et le sexe. Plus de 18 % des patients de la cohorte ont reçu un diagnostic de faible masse osseuse après avoir été diagnostiqués d’un œsophage de Barrett et 8,8 % souffraient d’une fracture ostéoporotique. L’usage d’IPP n’a pas été associé à un risque significatif sur le plan statistique de développer une fracture ostéoporotique à un endroit quelconque. 

Les auteurs ont conclu que même si les fractures ostéoporotiques et les fractures ayant une autre étiologie ne sont pas rares chez les sujets atteints d’un œsophage de Barrett, « leur incidence n’est pas plus élevée, par rapport à celle de la population générale ».