Une étude montre que le cancer du sein peut refaire surface même après 20 ans

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À retenir

  • Chez les femmes atteintes d’un cancer du sein de stade précoce positif au récepteur de l’œstrogène (Estrogen Receptor, ER), le risque à 20 ans de récidive varie de 13 % à 41 %, selon le diamètre de la tumeur et le statut ganglionnaire (TN), malgré l’achèvement de cinq ans d’endocrinothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats aideront les patientes et les cliniciens à décider de prolonger l’endocrinothérapie après cinq ans ou non et de poursuivre le traitement ou non, malgré les événements indésirables.

Conception de l’étude

  • Méta-analyse de 88 essais cliniques (n = 62 923) ayant répondu aux critères d’éligibilité par l’EBCTCG.
  • Les risques de récidive ont été évalués pendant la période allant de 5 à 20 ans.
  • Financement : Centre de recherche sur le cancer du Royaume-Uni (Cancer Research UK), Fondation britannique pour le cœur (British Heart Foundation), Conseil de recherche médicale (Medical Research Council), Université d’Oxford (Oxford University).

Principaux résultats

  • Le risque de récidive variait selon le statut TN à l’entrée dans l’étude ; risque de 13 % sans atteinte ganglionnaire au stade T1 (T1N0), risque de 20 % avec atteinte de 1 à 3 ganglions (T1N1-3) et risque de 34 % avec atteinte de 4 à 9 ganglions (T1N4-9).
  • Pour les femmes atteintes d’une maladie de stade T2, le risque de récidive était de 19 % en cas de stade T2N0, de 26 % en cas de stade T2N1-3 et de 41 % en cas de stade T2N4-9 (IC présentés en figure 3b).
  • Le risque de décès était similaire et variait selon le statut TN, mais le risque de cancer du sein controlatéral ne suivait pas les mêmes tendances.

Limites

  • L’observance pendant les cinq premières années d’endocrinothérapie était inconnue.