Une étude identifie un taux élevé d’autoprescription


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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La pratique consistant à faire des prescriptions pour soi-même, sa famille, ses amis ou ses confrères pourrait être assez répandue. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Journal of Medical Ethics, les auteurs ayant appelé à renforcer les programmes d’enseignement sur les risques que pose la pratique. 

Dans le cadre de l’étude, 729 médecins en Irlande, qui étaient membres d’un groupe Facebook privé pour jeunes médecins, ont rempli un questionnaire à 16 items, lequel demandait aux personnes interrogées quelles étaient leurs habitudes en matière de prescription.

La majorité des personnes interrogées étaient des médecins hospitaliers non consultants : des internes (21 %), des internes seniors (40 %), des chefs de service adjoints (17 %) ou des chefs de service (13 %). Un faible nombre d’entre eux étaient des médecins généralistes (MG) qualifiés (6 %) et des médecins consultants (3 %). 

Plus de 70 % des personnes interrogées avaient fait des prescriptions pour leur famille, et près de 60 % avaient fait des prescriptions pour un ami ou un confrère. Les MG, les pédiatres et les spécialistes en médecine hospitalière étaient plus susceptibles de faire des prescriptions à leur famille, et les chirurgiens étaient plus susceptibles de faire des prescriptions à leurs amis.  

De manière générale, les MG et les pédiatres étaient plus susceptibles de faire des autoprescriptions. Les médecins de sexe masculin, les anesthésistes et les chirurgiens étaient plus susceptibles de s’autoprescrire des opioïdes, tandis que les médecins spécialisés en médecine hospitalière étaient plus susceptibles de s’autoprescrire des psychotropes. 

Les auteurs ont suggéré qu’un renforcement de l’enseignement est nécessaire pour protéger les médecins des risques posés par cette pratique et affirment que cet enseignement devrait être intégré au premier cycle et aux cycles supérieurs, ainsi qu’à la formation professionnelle continue.