Une dissection de l’artère vertébrale peut survenir des semaines après un traumatisme mineur

  • Am J Emerg Med

  • Par Jenny Blair, MD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • La dissection de l’artère vertébrale (DAV) pourrait ne pas être manifeste.
  • Gardez un degré élevé de suspicion clinique dans le cas d’un traumatisme récent, même si ce dernier est anodin.

Pourquoi est-ce important ?

  • La DAV est une cause majeure d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez les jeunes personnes, juste derrière les événements cardioemboliques.

Description

  • Un rapport de cas et une revue de la littérature récente ont été réalisés.

Informations clés

  • Une femme de 42 ans a rapporté une apparition aiguë :
    • une douleur au niveau de la partie gauche du cou et du visage ;
    • un engourdissement ;
    • une diaphorèse.
  • Pas de céphalée, de sensation vertigineuse ou de vomissements.
  • Antécédents médicaux :
    • Son véhicule avait été percuté à l’arrière par un autre véhicule un mois auparavant, ce qui lui avait occasionné un coup de fouet cervical avec une cervicalgie.
  • Examen :
    • Cou : pas de douleur, de sensibilité au toucher ou d’anomalie externe. 
    • Pas de diaphorèse.
    • Nerfs crâniens II–XII normaux, pupilles normales.
    • Pas de nystagmus, de faiblesse focale ni de déficits sensoriels.
  • Angiographie par tomodensitométrie (TDM) de la tête et du cou :
    • Artère vertébrale (AV) intracrânienne gauche : sténose, occlusion.
    • Artère carotide interne postérieure gauche : soupçon d’une DAV.
  • Évolution de la patiente :
    • Elle a développé une dysphagie et une diplopie.
    • Elle a fait l’objet d’une embolisation de l’AV gauche en raison d’un soupçon de dissection aiguë.
    • Imagerie : infarctus médullaire latéral gauche.
    • Elle a initié une réadaptation en raison de plusieurs séquelles neurologiques.
  • Symptômes de dissection d’une artère cervicale (de l’artère vertébrale ou de l’artère carotide interne) : une douleur à la tête ou au cou (80 %), un accident vasculaire cérébral (67 %), un syndrome de Horner (25 %).
  • L’étiologie de la DAV est probablement multifactorielle. Sa survenue résulte à la fois de la présence d’une lésion et d’une vulnérabilité.
  • Association avec un traumatisme « anodin » dans une revue : rapport de cotes (RC) de 3,8 (IC à 95 % : 1,3–11).
  • Les traumatismes ont inclus une rotation brusque de la tête durant une activité sportive, le fait de travailler pendant des heures avec la tête inclinée et d’avoir fait l’objet de séances de chiropraxie.