Une consommation modérée d’alcool est associée à un nombre plus faible d’hospitalisations


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les personnes qui consomment de l’alcool de manière modérée pourraient présenter un risque d’hospitalisation plus faible, par rapport aux plus gros buveurs et aux personnes ne consommant pas d’alcool, selon une nouvelle recherche publiée dans la revue Addiction

Les chercheurs ont examiné les données portant sur 20 682 adultes en Italie, issus de l’étude épidémiologique Moli-sani, afin d’examiner l’impact des volumes moyens de consommation d’alcool sur les hospitalisations toutes causes confondues et les hospitalisations spécifiques à différentes causes. 

Au cours d’une durée médiane de suivi de 6,3 ans, 12 996 hospitalisations multiples ont été recensées. Les analyses multivariées ont révélé que les personnes n’ayant jamais consommé d’alcool et les anciens buveurs présentaient des taux plus élevés d’hospitalisation toutes causes confondues que les consommateurs d’alcool légers (ratio du taux d’incidence [RTI] de 1,11 ; IC à 95 % : 1,05–1,17 ; et RTI de 1,19 ; IC à 95 % : 1,02–1,31 ; respectivement). Les personnes n’ayant jamais consommé d’alcool, les anciens buveurs et les buveurs occasionnels présentaient également des taux plus élevés d’hospitalisation pour cause de maladie vasculaire.

Une consommation d’alcool supérieure à 48 g/jour a été associée à un risque plus élevé d’hospitalisation pour cause de maladies liées à l’alcool et de cancer. 

« Nous ne disons absolument pas que les abstinents doivent se mettre à boire pour améliorer leur état de santé », a déclaré Ken Mukamal de la Faculté de médecine de Harvard (Harvard Medical School), aux États-Unis. « Toutefois, cette recherche réaffirme que les effets de la consommation d’alcool ne peuvent pas se réduire à une phrase choc ou à une chute percutante. Cette étude très complète montre de manière claire que nous devons prendre en considération ses effets sur la santé en se basant à la fois sur la dose et la maladie. »