Une chirurgie gastrique en cas de variants de CDH1 ? Pas si vite

  • Roberts ME & al.
  • JAMA Oncol
  • 27 juin 2019

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une nouvelle étude révèle que le risque de cancer gastrique chez les personnes présentant le variant du gène CDH1 est plus faible que les estimations précédentes, ce qui remet en cause le bénéfice de la gastrectomie prophylactique.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de la première étude à examiner la pénétrance de CDH1, sans biais de constatation pouvant entraîner une surestimation du risque de cancer gastrique.

Protocole de l’étude

  • Une analyse rétrospective a été réalisée à partir de 109 139 échantillons soumis au test GeneDx.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 238 personnes étaient positives pour une mutation de CDH1.
  • Chez les personnes porteuses d’une mutation de CDH1, le risque de cancer gastrique était élevé, comparativement à l’incidence indiquée par le programme Surveillance, épidémiologie et résultats finaux (Surveillance, Epidemiology, and End Results, SEER) chez les hommes (ratio standardisé d’incidence [RSI] : 57,3 ; IC à 95 % : 30,4–89,7) et chez les femmes (RSI : 82,4 ; IC à 95 % : 53,6–117,1).
  • Les mutations de CDH1 ont été associées à un risque plus élevé de cancer du sein chez les femmes (RSI : 6,5 ; IC à 95 % : 4,0–8,8), mais aucune association avec le cancer colorectal n’a été observée.
  • Chez les 41 familles ayant une ascendance complète disponible, l’incidence cumulée de cancer gastrique à l’âge de 80 ans était de 42 % (IC à 95 % : 30–56 %) chez les hommes, et de 33 % (IC à 95 % : 21–43 %) chez les femmes. Dans les familles présentant au moins 3 cas de cancer gastrique, l’incidence était de 64 % (IC à 95 % : 43–87 %) chez les hommes, et de 47 % (IC à 95 % : 29–60 %) chez les femmes, ce qui était similaire aux rapports précédents.

Limites

  • Analyse rétrospective.