Une association de médecins réaffirme son opposition aux nouvelles règles relatives aux athlètes de sexe féminin


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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L’Association médicale mondiale (AMM) a réaffirmé son opposition aux nouvelles règles établies par l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (International Association of Athletics Federations, IAAF) concernant la classification des athlètes de sexe féminin. 

Les règles de l’IAAF, qui sont entrées en vigueur au début du mois, impose aux athlètes de sexe féminin présentant un développement sexuel différent de réduire leur taux de testostérone à moins de 5 nmol/l pour participer à certains événements. L’introduction de ces règles a été contestée, mais le Tribunal arbitral du sport (TAS) a maintenu ces règlementations. Il est entendu que cette décision va être portée en appel. 

Dans un courrier adressé à l’IAAF, l’AMM affirme s’opposer fermement « à toute pratique nécessitant que les médecins utilisent leurs compétences et leur savoir-faire à toute autre fin que celle de dispenser des soins médicaux dans le meilleur intérêt de leurs patients et dans le respect de leur dignité ». 

L’AMM a déclaré que son opposition aux réglementations repose uniquement sur des considérations éthiques strictes qui établissent qu’un traitement médical n’est justifié que par un besoin médical. « Une simple intersexuation, sans que la personne exprime de souffrance ou le souhait de recevoir un traitement adapté, ne constitue pas une indication médicale », indique le courrier. « L’époque où les médecins ou la société déterminaient à quel genre une personne devait se conformer est bel et bien révolue. »