Un vaccin contre Ebola à base d’ADN synthétique démontre une forte efficacité à long terme

  • Patel A & al.
  • J Infect Dis
  • 10 oct. 2018

  • Par Priscilla Lynch
  • Résumés d'articles
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Un nouveau vaccin à base d’ADN synthétique a conféré une protection complète contre l’infection au virus Zaïre Ebola (Ebola virus, EBOV) dans le cadre d’une nouvelle recherche préclinique prometteuse, publiée dans la revue Journal of Infectious Diseases.

Malgré des avancées récentes dans le développement de vaccins expérimentaux contre Ebola, il subsiste un besoin important de vaccins candidats qui induisent des réponses immunitaires durables et qui peuvent être administrés aux populations vulnérables n’étant pas en mesure de recevoir des vaccins vivants atténués ou des vaccins à vecteurs viraux, ont noté les auteurs de l’étude.

Ces derniers ont conçu de nouveaux vaccins à base d’ADN synthétique ciblant les glycoprotéines du virus Ebola (EBOV-GP) et ont évalué l’impact de l’administration et de la voie d’administration des vaccins sur la protection contre Ebola dans des modèles animaux. L’immunogénicité à long terme a été surveillée pendant plus d’un an, avec ensuite un rappel à 12 mois.

Deux injections du vaccin à l’aide d’une simple administration intradermique plus tolérable visant à réduire les doses nécessaires à la vaccination, suivies d’une électroporation, ont généré une forte immunogénicité et ont conféré une protection de 100 % contre une inoculation d’épreuve mortelle par le virus Ebola. En parallèle, les chercheurs ont observé que la vaccination à base d’ADN ciblant les EBOV-GP a induit des réponses immunitaires à long terme qui étaient détectables pendant au moins un an après la vaccination finale et qu’elle a généré une forte réponse immunitaire secondaire après le rappel final.

« Un vaccin à base d’ADN contre le virus Ebola tel que celui-ci pourrait constituer un nouvel outil important pour conférer une protection, et nous sommes enthousiastes de voir ce que les futures études dévoileront », a déclaré le chercheur principal, le Dr David B. Weiner.