Un traitement multimodal permet d’améliorer la survie dans le cadre du cancer de l’endomètre avancé à ganglions positifs

  • Chapman BV & al.
  • Gynecol Oncol
  • 17 mai 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre avancé, à ganglions positifs, qui font l’objet d’une chirurgie, une radiochimiothérapie adjuvante permet d’améliorer la survie spécifique à la maladie (SSM) des patientes présentant des tumeurs non endométrioïdes et des tumeurs endométrioïdes de grade 3, comparativement à la radiothérapie ou la chimiothérapie seule.
  • Le taux de récidive pelvienne était plus faible chez les patientes ayant fait l’objet d’une radiothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une approche thérapeutique multimodale peut permettre d’obtenir des résultats supérieurs chez les patientes présentant une maladie de grade élevé.

Protocole de l’étude

  • 249 patientes, atteintes d’un cancer de l’endomètre de stade IIIC selon la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO) et ayant fait l’objet d’une chirurgie, ont reçu une radiothérapie, une chimiothérapie ou une radiochimiothérapie (RCT) adjuvante au cours de la période 1985–2015.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute) ; Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH).

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 56 mois.
  • La SSM à 5 ans était de 65 %.
  • La RCT adjuvante était associée à une amélioration significative du taux de SSM à 5 ans, comparativement à la chimiothérapie, chez les patientes présentant des tumeurs endométrioïdes de grade 3 (P = 0,04) et des tumeurs non endométrioïdes (67 % contre 38 % ; P = 0,02).
  • Chez les patientes présentant des tumeurs non endométrioïdes, une RCT adjuvante suivie d’une chimiothérapie séquentielle supplémentaire a permis d’augmenter le taux de SSM à 5 ans, comparativement à la RCT seule (74 % contre 50 % ; P = 0,02).
  • Le taux de récidive pelvienne à 5 ans était significativement plus faible avec une radiothérapie adjuvante, avec ou sans chimiothérapie, comparativement à une chimiothérapie seule (5 % contre 41 % ; P 
  • Le taux de récidive à 5 ans au niveau des ganglions para-aortiques était plus faible avec une radiothérapie externe qu’avec une radiothérapie pelvienne, avec ou sans chimiothérapie, ou une chimiothérapie seule (0 % contre 19 % ; P 
  • Chez les patientes présentant des tumeurs endométrioïdes de grade 1–2, aucune différence significative n’a été observée au niveau de la SG, de la SSM et du taux de récidive pelvienne à cinq ans entre la radiothérapie et la RCT.

Limites

  • Protocole rétrospectif.