Un traitement d’entretien de substitution est associé à un faible bénéfice chez les patients âgés atteints d’un CBNPC avancé

  • Quoix E & al.
  • Eur J Cancer
  • 5 sept. 2020

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un traitement d’entretien de substitution par chimiothérapie était associé à une amélioration de la survie sans progression (SSP), comparativement à l’observation, chez des patients âgés atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé après un traitement d’induction, mais aucun bénéfice de survie globale (SG) n’a été observé et un risque accru de toxicité a été rapporté.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les études portant sur l’efficacité d’un traitement d’entretien de substitution chez les patients âgés atteints d’un CBNPC avancé sont trop rares.

Méthodologie

  • Un essai de phase III, randomisé et multicentrique a été mené.
  • 328 patients âgés de 70–89 ans atteints d’un CBNPC avancé, sans progression de la maladie après 4 cycles de carboplatine mensuel et de paclitaxel hebdomadaire, ont reçu un traitement d’entretien (n = 162) ou fait l’objet d’une observation (n = 166).
  • Financement : Intergroupe francophone de cancérologie thoracique, France ; subventions sans restriction de Roche (France) et de Boehringer-Ingelheim (France).

Principaux résultats

  • Dans le groupe traitement d’entretien de substitution, 119 patients ont reçu du pémétrexed et 43 de la gemcitabine.
  • Le traitement d’entretien était associé à une SSP plus longue :
    • 5,7 mois, contre 2,7 mois.
    • Rapport de risque corrigé (RRc) : 0,51 (P 
  • Aucune différence statistique n’a été observée au niveau de la SG médiane entre l’observation et le traitement d’entretien de substitution :
    • 14,1 mois, contre 14,0 mois.
    • RRc : 0,91 (P = 0,72).
  • Les patients recevant un traitement d’entretien de substitution ont présenté un taux d’événements indésirables significativement plus élevé, tous grades confondus (94,7 %, contre 52,4 % ; P 
  • Les patients du bras observation étaient plus susceptibles de recevoir un traitement de deuxième intention (81,1 %, contre 63,6 %).

Limites

  • Le choix des indices gériatriques était « assez arbitraire ».