Un test sanguin détecte la résistance aux inhibiteurs de l’aromatase dans le traitement du cancer du sein

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Les scientifiques ont développé un test sanguin hautement sensible capable de détecter les cancers du sein qui deviennent résistants à l’hormonothérapie standard, et ont démontré que ce test pouvait permettre d’orienter le traitement ultérieur. Le test signale de manière précoce une résistance aux inhibiteurs de l’aromatase, qui sont utilisés pour traiter les femmes atteintes d’un cancer du sein exprimant des récepteurs des œstrogènes.

Une équipe de l’Institut pour la recherche sur le cancer (Institute of Cancer Research, ICR) et de l’hôpital Royal Marsden NHS Foundation Trust a découvert que le test pouvait détecter des mutations du gène ESR1, récepteur des œstrogènes responsable d’une résistance à l’hormonothérapie, spécifiquement chez les femmes traitées par inhibiteurs de l’aromatase. La détection des mutations dans ce gène grâce à l’ADN tumoral dans le sang pourrait permettre aux médecins d’identifier rapidement les patientes qui ne répondent plus au traitement, afin de leur administrer un autre médicament.

La recherche a été publiée par Schiavon et coll. dans Science Translational Medicine.1

Les chercheurs ont initialement utilisé des échantillons de sang de 171 femmes atteintes d’un cancer du sein exprimant des récepteurs des œstrogènes, puis ont validé leurs résultats dans trois groupes de patientes indépendants.

Ils ont découvert que les mutations de l’ESR1 pourraient être détectées par une méthode ultrasensible appelée analyse PCR numérique multiplexe, qui peut lire le code génétique de minuscules quantités d’ADN libérées par les tumeurs. Cette méthode est capable de détecter des erreurs d’ADN avec une sensibilité similaire aux biopsies tumorales, avec une correspondance de 97 % entre les deux méthodes, et pourrait à l’avenir remplacer cette procédure invasive.

Les chercheurs ont découvert que lorsque les mutations de l’ESR1 étaient détectées, les cellules ...