Un TAR à base de dolutégravir est non inférieur à l’éfavirenz à faible dose et constitue une option potentielle pour les patients naïfs de traitement

  • Calmy A & al.
  • Lancet HIV
  • 1 oct. 2020

  • Par Liz Scherer
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Un traitement antirétroviral (TAR) à base de dolutégravir est non inférieur à de l’éfavirenz à faible dose (400 mg) chez des adultes camerounais infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et naïfs de TAR. 

Pourquoi est-ce important ?

  • Une altération des résultats pourrait être constatée chez les patients commençant un TAR alors qu’ils présentent des charges virales élevées à l’inclusion, ce qui souligne la nécessité d’un diagnostic et d’un traitement précoces. 

Principaux résultats

  • 546 patients.
  • Population en intention de traiter : âge médian de 37 ans ; charge virale médiane à l’inclusion : 5,3 log10 copies/ml ; clusters de différenciation 4 (CD4) médians : 281 cellules/µl.
  • À 96 semaines : 74 % des patients sous dolutégravir (229/310), contre 72 % des patients sous éfavirenz (219/303), avaient une charge virale inférieure à 50 copies/ml ; différence de traitement corrigée : 1,6 % (IC à 95 % : -5,4 % à 8,6 %).
  • Non-infériorité non atteinte chez les patients ayant une charge virale à l’inclusion supérieure ou égale à 500 000 copies/ml.
  • Les patients sous dolutégravir sont parvenus à la suppression de la charge virale plus rapidement que les patients sous éfavirenz (P 
  • Échappements virologiques définis par le protocole (charge virale supérieure à 1 000 copies/ml) à la semaine 96 : 3 % avec le dolutégravir, contre 6 % avec l’éfavirenz.
  • Gain pondéral : valeur médiane de 5,0 kg avec le dolutégravir, contre valeur médiane de 3,0 kg avec l’éfavirenz ; P 
  • Aucune résistance acquise au dolutégravir n’a été observée.
  • Les deux traitements étaient équivalents concernant les nouveaux événements de stade 3/4 liés au VIH de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS ; 4 % pour chaque traitement) ; 9 % d’événements indésirables graves ont été observés avec le dolutégravir, contre 7 % avec l’éfavirenz.

Méthodologie

  • Une étude de phase III multicentrique, randomisée et en ouvert de non-infériorité de l’efficacité a évalué le dolutégravir, par rapport à l’éfavirenz 400 mg, tous les deux associés à de la lamivudine et du fumarate de ténofovir disoproxil, dans le cadre du TAR de première intention d’adultes camerounais à revenus faibles/moyens infectés par le VIH.
  • Financement : UNITAID ; Agence française de lutte contre le SIDA.

Limites

  • Étude menée en ouvert.
  • Le caractère généralisable des résultats est limité.