Un système de capteur à ingérer pourrait être utilisé pour suivre l’observance thérapeutique chez les personnes ayant une infection à VIH


  • Daniela Ovadia — Agenzia Zoe
  • Actualités Médicales
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Messages principaux

  • Une étude pilote de 16 semaines montre que le système de capteur à ingérer Proteus Digital Health Feedback (PDHF) pourrait être utilisé chez les personnes ayant une infection à VIH pour le suivi en temps réel du traitement antirétroviral (TAR).
  • Le système a efficacement recueilli des mesures en temps réel de la prise des comprimés et a déclenché des rappels par message texte chez 15 personnes ayant une infection à VIH présentant une mauvaise observance du TAR.
  • Le message texte et le système global ont été utiles pour la majorité des participants, et le médicament co-encapsulé et la voie d’administration dermique ont été bien tolérés chez 7 participants sur 10.

 

Une étude pilote de 16 semaines ouvre la voie à l’utilisation du système Proteus Digital Health Feedback (PDHF), une nouvelle technologie approuvée par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) en 2012 pour la surveillance en temps réel de l’ingestion de médicaments chez les personnes ayant une infection à VIH recevant un TAR.

Le système est déjà utilisé chez les patients présentant des affections exigeant une observance thérapeutique stricte (hypertension, troubles de la santé mentale, tuberculose et greffe). Il est composé d’un capteur à ingérer co-encapsulé avec des médicaments, qui est activé dans l’estomac et par la suite détecté par un timbre dermique de surveillance. Une micropuce envoie un message à un serveur central par signal Bluetooth. Grâce à un système de message court supplémentaire, un rappel texte personnalisé est envoyé sur l’appareil portable du patient.

Quinze personnes ayant une infection à VIH ont été recrutées dans l’étude, chacune ayant une mauvaise observance du TAR. L’âge moyen était de 48 ans. Une personne a arrêté de porter le timbre en raison d’une réaction cutanée et deux ont retiré leur consentement. Bien que de nombreux participants aient manqué plusieurs visites de l’étude, les résultats montrent que le système a recueilli efficacement des mesures en temps réel de la prise des comprimés, ce qui a déclenché l’envoi de rappels par message texte pendant l’étude de 16 semaines.

Lors de chaque visite, plus de 70 % des participants ont indiqué que le comprimé était bien toléré et au moins 75 % ont signalé que le timbre était très ou relativement confortable. Le rappel par message texte, qui n’était utilisé qu’en cas d’oubli d’une dose, n’a pas été utile pour 1 ou 2 participants par visite, tandis que le système de capteur global a été jugé utile par 85 % des participants à la semaine 4 et par 75 % à la semaine 8.

Par conséquent, selon cette étude, les capteurs tels que le PDHF pourraient être mis en place dans la population des personnes ayant une infection à VIH. Des études ultérieures sont nécessaires pour évaluer l’acceptabilité du système dans des groupes sélectionnés et le rapport coûts-avantages.