Un sommeil trop court et de mauvaise qualité augmente le risque d’athérosclérose


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Une durée de sommeil de moins de six heures et un sommeil fragmenté sont associés de manière indépendante à un risque accru d’athérosclérose infraclinique multiterritoriale, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Journal of the American College of Cardiology.

L’étude a inclus 3 974 participants de l’étude Progression de l’athérosclérose infraclinique précoce (PESA), menée en Espagne, qui ont porté un actigraphe pendant 7 jours afin de mesurer leur sommeil. Ils ont été répartis en quatre groupes : ceux qui dormaient moins de six heures, ceux qui dormaient entre six et sept heures, ceux qui dormaient entre sept et huit heures et ceux qui dormaient plus de huit heures. Les participants ont fait l’objet d’une échographie vasculaire tridimensionnelle (3D) et d’une tomodensitométrie (TDM) cardiaque.

L’étude a découvert que les participants qui dormaient moins de six heures présentaient une charge athérosclérotique plus élevée à l’échographie vasculaire 3D, par rapport au groupe de référence qui dormait entre sept et huit heures (rapport de cotes [RC] : 1,27 ; IC à 95 % : 1,06–1,52 ; P = 0,008). Les participants situés dans le quintile supérieur de la fragmentation du sommeil avaient une prévalence plus élevée d’atteinte de plusieurs territoires non coronariens (rapport de cotes [RC] : 1,34 ; IC à 95 % : 1,09–1,64 ; P = 0,006).

Les auteurs ont déclaré que « recommander une bonne hygiène de sommeil doit faire partie des modifications du mode de vie que nous préconisons dans notre pratique clinique quotidienne ».